Revendique ta part de sang

Tout part de ça…

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…une fois de trop pour ce jour.

Dans la loge des franchement cons il y a du monde. C’est pas une nouveauté.

Un groupe de blanc en plus tentera de me faire comprendre que je n’ai pas subi d’agressions de la part de noirs et d’arabes, si. Par des blancs aussi. Ils étaient tous français ? Probablement, mais ces identitaires dirons que non, car de couleur. Ne cherchez pas à parler anthropologie ou socio avec eux, c’est comme parler d’Auschwitz à Faurisson. En fait non, on va aller plus loin que ça.

Parlez à certains berbères marocains de ce qu’ils pensent des arabes, et l’inverse.
Parlez à ceux-là de l’installation des chinois médecins et de leurs « mÅ“urs étranges », et l’inverse.
Parlez à certains diamantaire chinois d’afrique sub-saharienne de la manière dont il perçoit sa main-d’Å“uvre locale, et l’inverse.
Parlez à certains émigrés haïtiens dont leurs enfants sortent à propos des latinos, et l’inverse.
Parlez à certains français à propos des roms, et l’inverse.
Parlez à certains roms à proposdes pakistanais, et l’inverse.
Parlez à certains pakistanais à propos des arabes.
Parlez à certains juifs de ce qu’ils pensent des arabes, et l’inverse.
Parlez à des cousins de ma famille pour savoir ce qu’ils pensent du fait que je sois en ménage avec une arabe ou de mon grand-père d’adoption algérien. Et l’inverse.

Levez-les deux bras en l’air si vous entendez au moins un de ces arguments au moins une fois par jour ?

Dans tous les sens, « on » revendique l’inné d’une situation qui nous a fait naître là où l’on est, que l’on a fui (ou pas) là où on pense trouver la meilleure vie pour soi et/ou pour sa famille, contraint ou non. On tourne à l’américaine (exemple parlant), les murs se dressant entre chaque communauté. Alors chacun ira de sa profession de bonne foi, sur le fait que tel étranger est bien sympathique et même adorable, qu’il a ses particularités (vaste plaisanterie).

Une France où certains pensent que « quand y’en a un ça va ».

La France… la France… ou l’Afrique du Sud. Les botswanais ou les namibiens ont eux-aussi leurs « ratonnades », leurs « nettoyages ».

C’est pas des jérémiades, c’est pas mon utopie, ma boboïsation, c’est juste un raz-le-bol. Raz-le-bol qu’on nous suive dans les magasins quand on va faire nos emplettes. Alors OUI, il y a les chiffres… mais lesquels ? les statistiques ethniques sont écartées (et tant mieux) mais la réalité est au carrefour du quotidien. On tape sur les (visiblement) noirs, les arabes, les blancs, les chinois. Ça fait longtemps qu’on ne tape pas sur les acquis, sur les bourgeois, les prolétaires avant tout (qui sont malheureusement bien souvent de couleurs). Les petits flippés identitaires diront que eux aussi revendiquent leur part de malheur, eux aussi sont victimes de discriminations et d’agressions.

Internet, nouveau tuteur légal de nos têtes blondes se partage le cake de la lueur de haine dans leurs têtes, surtout les plus jeunes. Sans la moindre inhibition, on arrose ses contacts d’une vidéo de petits jeunes à casquettes qui agressent un vénérable blanc qui ne demandait qu’à rentrer chez lui et payer ses impôts, mais c’est pour « informer » comprenez-vous. Pas besoin de carte de presse. Le lendemain, on a récupéré une vidéo de skins sur la ligne 14 du métro parisien qui ont agressé deux gamins noirs, c’est pour in-for-mer, « le monde doit savoir ». Comme s’il ne le savait pas. Comme si l’état ne faisait pas des moulinets de ses petits bras sans moyens accordés pour endiguer, mais endiguer quoi. Le manque d’éducations de ces quelques mecs et nanas perdus dans leur bêtise, qui iront revendiquer Charles Martel, Jeanne d’Arc, Bardot (sisi, je l’ai trouvé sur le site Internet de l’autocollant que j’ai pris en photo en début d’article sur ce Vélib’), alors même qu’ils n’iront pas revendiquer la françafrique, la gégène, la traite et la reconstruction pour la bonne cause. Sinon d’autres vont nous revendiquer l’esclavage comme retour de cause, tirant un trait sur quatorze siècles d’esclavage oriental. Etc. Mais que je sache, encore il y a quelques très courtes années, dans la famille de ma compagne, l’esclave mauritanien officiait au quotidien. Et l’esclavage continue aujourd’hui.

Revendiquer sa part de sang, se battre pour défendre quelque chose dont nous ne sommes que victimes et bourreaux à la fois, ce qui est totalement compatible et je dirais même plus; il y a totale corrélation bien souvent.

Chacun de ces abrutis dont je parle restera sur SA culture, SA couleur, SA religion de naissance, ne jurera que part la suprématie de l’art de ses aïeux, exécrera les sous-cultures de son voisin.

Tous les charters du monde et les records honteux de Besson, « digne » successeur d’Hortefeux, comme si cet acte ne devait pas déjà nous révolter suffisamment ne cacheront pas le fait que nous sommes encore dans une République avec un maximum d’associations, de partis, de syndicats pour participer éteindre sporadiquement les feux de la haine et de la suspicion. Comme dit Abd Al Malik, que je n’apprécie pas tant en fait mais dont une parole me fait réagir : « La suspicion, c’est quand un homme a peur, et que l’autre ne le rassure pas ». J’aimerais que le monde me rassure en arrêtant de nous immerger d’images et de récits et de vidéos d’agressions anti-noirs, anti-français, anti-arabes, anti-juifs, etc. et SANS LA MOINDRE pédagogie, juste jeté en pâture à ce qui sera notre futur, nos mômes, frères, soeurs, et même nos parents, car bien souvent, eux aussi on raté quelques étapes.

Je ne suis pas non plus un ardant défenseur du métissage à tout prix, je n’y peux rien, cette femme qui embellit mes journées est tout juste ce que j’attendais, le parfait équilibre humain, intellectuel, physique. Elle, a pris le parti d’agresser les injustes sociales, de part son métier, ses usagers sont de multiples formes, tailles couleurs, chacun avec ses cabossages, parfois malheureusement chacun sa dose de haine envers un immigré alors qu’il l’est également à un moment ou un autre.

Merde, 14h25, j’ai raté le journal de TF1.

Bon alors, ça reste un blog (même si de plus en plus lu), alors je tiens à rassurer, ces propos n’engagent que ma personne, que j’espère ne blesser personne, aucune confession, aucune couleur, que j’ai peut-être oublié de taper sur les inhuits qui parfois n’aiment pas les autres américains. C’est juste que pour moi le respect s’apprend réellement tous les jours, que je ne pourrai pas non plus blâmer outre mesure ceux qui sifflent la marseillaise car les racines de ces réactions dépassent la simple haine du pays dans lequel on vit mais tire sur des cordes plus complexes, mais aussi multiples. D’autre part, je suis débordé de mailings sur les pro dieudonnés;,Kemi Seba, des réactions indignées sur l’antisémitisme notoire de la torture d’Halimi, perpétrée par un manipulateur malade à enfermer, de cette vidéo qui m’a également particulièrement choqué (que j’évoque plus haut) où l’on voit ses pauvres gamins noirs avec un flamboiement de peur dans leur regard avant de savoir ce qui les attend probablement.

Nous avons réellement de la place sur cette terre encore pour quelques siècles, je me dis qu’il faut se battre pour que chacun commence à y trouver un peu de paix et son compte d’amour mutuel. Bon, on chante pas, on pleure pas, vous priez, vous les religieux, si ça vous fait du bien, mais agissons dans le même mouvement, si ne voulons pas que d’autres murs se dressent (au sens propre). Sarkozy ne me rassure en rien, au contraire.

Signé : un français qui profite des allocations chômage et qui A une télé à écran plat impressionnante.

Intervention musclée de la police à Franprix/Montreuil !

Cette histoire n’est pas une fiction, elle est certes racontée avec humour et un peu de légèreté grotesque mais elle est tristement réelle.


Rentrant de ma séance d’emplettes dominicales avec ma douce, il faisait bon sur l’avenue Gabriel Péri malgré l’annonce d’un temps maussade à frais en cette fin de matinée.

La cabas lourd de légumineux et l’esprit pendu bien au dessus de ses roulettes je me retrouve rapidement ramené dans la réalité le temps d’une forte accélération de voiture, couplé à l’allumage d’un gyrofare, vous savez, cette impression qu’une voiture fonce sur vous et vous fait sauter sur le troittoir pour ne pas vous faire renverser.

La bruit vient de derrière, le réflexe vif, je m’oppose entre ma belle et cette voiture qui déboule à tout berzingue près de 50 mètres derrière nous. Une voiture de police ! à 80~100 km/h fait du gymkhana sur l’avenue en direction de Fontenay sur l’avenue, gyrofare hurlant au ciel la priorité qu’ont les officiers d’aller sur une intervention. Diable ! Montreuil à feu et à sang ?

Hier le RAID serait intervenu à Croix de Chavaux pour liquider une clinique abandonnée (au sens propre) et vraisemblablement occupée par une sale bande d’ultra-gauchiste ou autres mangeurs de gnocchis surarmés de casseroles d’eau chaude…

Bref y aurait-il concomitance ? Je ne crois pas… en tout cas pas dans ce coin, pas assez « hype ». Première idée qui me vient alors que la voiture passe à notre hauteur (un policier aggripé au revers de la portière, la main bien posée sur le métal de la carrosserie) :  le Franprix !! Comme l’autre jour, devant lui, un accrochage, une baston, de la courave quoi ! Ou pire ! Un braquage ! C’est sûr, surtout un Dimanche matin avant la fin du service. Alors que me viennent des images de mes caissières avec qui je sympathise, je les vois dès lors sous le joug d’une quelconque arme d’un bandit cagoulé, raclant les caisses du creu de sa main inquisitrice, l’écume au lèvres.

La voiture (et j’ai raison) pile dans un léger crissement à 10 mètres du Franprix et du véhicule jaillit un officier qui, la main sur l’arrière/droit de son ceinturon (sur son arme ?) accourt vers le magasin, c’est chaud mes narvalos ! Mais il ne semble pas suivis par les collègues, du moins je ne les ai pas vus. Ma moitié est alors prise d’un doute : « tu ne crois pas qu’on devrait rester un peu là cinq minutes  ? Défois qu’il se passe un truc louche », elle pense comme moi, une balle perdue d’un gangster ou d’un officier dans un acte de bravoure zélé et un peu en écart de sa cible (ça arrive il paraît).

Mais le coeur vaillant du mec qui va faire des cookies et manger ses pâtes du Dimanche devant les émissions de Canal+, j’invite ma chérie à tout de même se rapprocher et passer, qu’importe le danger. Pendant les 50 mètres restant entre nous et la devanture du Franprix, je ne vois personne sortir du magasin, pas un client. Rien, ni pour rassurer ou confirmer nos craintes, mais pas de bruit, de heurts, nada. Nous passons devant la voiture où, trois autres policiers sont assis et calmes, deux à l’arrière, un à la place du mort (???).

Arrivé à l’angle de Gabriel Péri et Désiré Chevalier, à travers les portes automatiques du Franprix, je reçois en pleine figure une image à glacer le sang (me laissant dans l’incompréhension totale à l’heure qu’il est) : les gens font leurs courses dans la totale indifférence.

Je me dis alors que, les pauvres, sans qu’aucun n’ait été mis au courant, une prise d’otage à lieu en arrière salle, dans les locaux techniques, patron séquestré, ses enfants au téléphone avec un autre malfrat qui tiendrait la famille en otage si les coffres de l’établissement n’étaient pas vidés.

Je prends alors mon courage à deux main et m’approche du Franprix et à ma grande satisfaction, j’obtiens l’explication à tout ceci : le policier est de faction à la caisse, avant d’adresser un poli salut à la caissière qui s’empressera de lui facturer sa bouteille de Coca-Cola.

Mes yeux sont grands ouverts

Depuis quelques années, depuis « Le cercle – The ring » (à ne pas confondre avec « The ring » ou tous les films cochons que vous vous pouvez connaître en relation avec ça), je m’étais promis juré (bavé) que je n’irais plus jamais voir le moindre film d’épouvante. Il est vrai que dans ma prime adolescence, je me délectais des « Bad taste », d’autres nanards comme le « Blob » et autres films sanguinolants, puis le dégoût fût, je me suis orienté anecdotiquement sur des films plus fouillés dans la terreur et plus économes en hémoglobine (« question de goût » me souffle Dracula dans l’oreille). Mais avec l’âge et l’incontinence, je me vois de moins en moins hermétique de la vessie devant ce type de film. Oui, je suis une lopette qui aime les films prise-de-tête (pour rien bien souvent) mais qui au moins, EUX, le mérite de ne pas faire sursauter. Ainsi j’ai pu découvrir les joies de Bollywood, les Buster Keaton et autres mais je le dis et je le répète, je m’étais promis de ne plus craquer devant le style horreur/épouvante. Et puis étant de nature timide, jamais je ne m’aventurais devant l’étagère « horreur » chez mon loueur de K7/DVD, car… c’était trop près des pornos voyez-vous.

Mais récemment, j’ai eu une bande-annonce magnifique devant moi… celle de Cloverfield. Un de ces films que l’on classe entre « Fantastique » et « Guerre », dans l’armoire « Films de merde », entre un Steven Seagal et un Wesley Snipes. N’empêche que ce côté film amateur, caméra DV à la main (aujourd’hui, elles ne se portent plus à l’épaule, c’est has-been !) et des effets spéciaux magnifiques ont failli me pousser à aller le voir. Il semblerait que j’aie eu un peu tort d’après certains amis, ça se regardait volontiers, sans être la merde de l’année non plus.

RECDans la foulée de ce film, j’ai vu la bande annonce de REC. Sur le même principe, à savoir un film totalement filmé à la manière d’un reportage en brut m’a bien attiré, sauf qu’au bout de quelques petites secondes de bande-annonce, j’ai vite fermé les yeux d’effroi pour me lover autour de ma belle. Effrayé par a qualité de l’épouvante. Mais tel un bambin devant l’interdit, je me suis permis quelques téméraires œillades vers l’écran sur lequel se déroulait l’action, et par delà la frayeur qui m’habitait, je n’ai pu que m’étourdir devant le réalisme de la chose et la qualité de la chose.

Après m’être vu imposer un « film de filles » récemment (entre « Fantastique » et « Film de merde » chez tous vos loueurs de DVD), j’ai ourdi mon traquenard ce Dimanche matin en imposant ce film à la belle. Quelle fût mon erreur. Ce film est fantastiquement horrible, je n’ai dû subir l’horreur qu’avec délectation. Ce film est tout bonne flippant, pas énormément violent au niveau du carnage humain, mais terriblement remuant. C’est une montagne russe, avec certes quelques clichés cinématographiques (quoique bien rodés je pourrais dire); la peur ne se fait pas à la fin d’une simple baisse de volume sonore alors que les « héros » commencent à se rasséréner, non. La peur est partout autour du spectateur, car le spectateur EST la caméra, il est son micro, la moindre de ses prises. Je n’ai pas pu me lever, j’étais cloué à mon siège, comme si, en me levant quelque chose allait m’arriver, quelque chose de terrible.

Allez voir ce film, mais prévoyez un change propre et un cinéma avec des toilettes propres pour se changer après. Quant à moi, je ne sais pas à quelle heure je vais me coucher ce soir, mais ça ne sera pas pour tout de suite je crois. Je vais aller faire des pompes, vu que la piscine est fermée.

Sinon pour au moins deux lecteurs(/rices) du blog, j’ai unebonne nouvelles, si vous n’en avez déjà pas entendu parler, mais les « Chroniques de San Francisco » ont vu une suite paraître; « Michael Tolliver est vivant« . Voili voilou !