OVNI
Petite vidéo non sponsorisée, sans but lucratif, juste le fruit d’une belle réalisation au milieu d’autres belles réalisations, que dis-je, performances physiques (danse, parkour et dérives).
Bref, ça sert à rien, c’est juste génial.
Petite vidéo non sponsorisée, sans but lucratif, juste le fruit d’une belle réalisation au milieu d’autres belles réalisations, que dis-je, performances physiques (danse, parkour et dérives).
Bref, ça sert à rien, c’est juste génial.
« Film splendide », « Tahar Rahim excellent », « un jeune premier époustouflant », et bla, et bla… et bla. Ça me gave profondément ce genre d’encensements médiatiques, je me demande toujours où est le truc, comme avec les tours de magiciens; me demandant quelle maison de production ou quel groupement politico/médiatique a tout intérêt à nous vanter les mérites d’un tel film. Cynique jusqu’au bout, éternel méfiant, je prends mes distances avec le truc. Je n’aime pas ce qui brille et qui fait du bruit, avec ou sans raisons valables.
Puis viennent alors ces reportages sur les chaînes nationales sur les conditions de détention en France, les tournées chez « les sauvages », les « trublions », à grand renforts d’images fraternelles entre des détenus qui se font allumer leur clope par un maton (ou personnel pénitentiaire), tout pour casser les clichés Prison Break, les images éculées des savonnettes atterrissant entre les pieds de détenus récemment incarcérés. Je ne peux pas non plus faire l’impasse sur la brutale réapparition des publicités crypto-Disneyiques du gouvernement, faisant appel aux jeunes désÅ“uvrés en quêtes de salaires misérables pour aller tenir la racaille aux pieds, que ce soit à la Santé, à Fleury, Bois-d’Arcy ou autres.
Pour avoir eu des connaissances ayant fait de courts et moyens séjours dans ces lieux d’abrutissement, je rigole. Mais soit, le gouvernement a tout intérêt à nous faire les éloges de nos prisons malgré la réalité, bref de la politique institutionnelle. Puis j’ai publié un article sur le sujet, lui-même en relai à celui de Rue89. N’apportant à ces problématiques que quelques fausses solutions avec le désengorgement prévu de cette surpopulation carcérale, puis en mettant à nouveau le débat du bracelet électronique sur le tapis. Aucune réponse concrète sur les suicides, sur l’incarcération de fous (parce que j’en connais un dont une éducatrice a réclamé des mois entiers son suivi psychiatrique), ou ceux qui le deviennent en prison et enfin… la réinsertion, la vaste plaisanterie.
Mais non, aujourd’hui, avec les grands maux on la joue bobologie, on met des chats contre les souris à Fleury, les yoyos se balancent sous les portes et entre les fenêtres, chargés de paix sociale que sont les divers drogues.
Et puis allez à l’épicerie de Fleury faire le plein de victuailles pour le week-end… vous êtes sur de perdre 30% de pouvoir d’achat de l’extérieur vers l’intérieur. Vivent les parloirs pour passer les barres de Mars ?
159 minutes de folie pure et douce. Pas un film pour pleurer, si ce n’est dedans, désolé de voir où on en arrive. « C’est une fiction » me disent certains, bien sûr banane ! Les situations peuvent sembler invraisemblables par moment, mais qu’importe le présent de chaque situtation, qu’elles soient en deçà de la réalité ou surexposées, la réalité s’insinue peu à peu à travers les barreaux qui nous laissaient à l’extérieur. Niels Arestrup sort de l’écran et nous fait comprendre qu’on respire « à cause de lui ».
Tahar Rahim est bon, ses deux billes noires que sont ses yeux trahissent sa peur et son hyperactivité (défensive) en début de film, on a mal avec lui, arrivé en tôle sans attaches à l’extérieur (ce qui le handicape mais l’aidera). Puis son visage s’apaisit au fur et à mesure des années, devenant froid à mesure que la situation s complique.
C’est bien rythmé, c’est dénonciateur, les clichés ne sont pas perceptibles, la trame scénaristique souffre à deux ou trois moments d’un soupçon de complexité mais on comprend vite. On comprend au delà du film qu’il y a quelque chose qui cloche pour qu’Audiard nous les mette en scène.
Je le conseille vivement (mais pas pour les trop jeunes).
A l’aube des années 90, un court-métrage édifiant est apparu, plein de bonnes intentions dans le fond.
C’est cinglant, drôle par moments, ou pas du tout.
Récemment, j’ai vu 4 films. 2 au ciné et 2 à la maison sous mon alèse brodée et parfumée à la lavande. Match nul je dirais.
Je procède par ordre chronologique en vous parlant de Wall-E. Nouvelle perle Pixar (on commence à être habitué). Apparemment tous co-produits désormais par Disney, on peut s’attendre à avoir beaucoup d’eau dans un sujet qui aborderait des les sujets de polémiques contemporaines. En l’occurence c’est bel et bien d’écologie dont il est question, de consommation durable et de respect.
Alors bien entendu, il aura fallu quelques critiques, journalistes, essayistes pour percevoir des nuances politiques extrêmement profondes dans ce film, des aspects freudiens dans le moindre recoin de chaque film d’animation; il ne faut pas non plus exagérer. Ca reste quand même un film accessible, plus orienté pour les mômes que je ne l’aurais d’ailleurs imaginé, mais Wall-E est quand même un héros auquel on s’attache. Un robot doué de sentiments (je vois des collègues crier à l’hérésie) et qui est particulièrement attachant dans toutes ses entreprises.
Je conseille vivement ce film à toute la famille, ça change clairement des morales foireuses de pas mal de Disney que l’on a pu connaître jusqu’à présent, même si bien entendu, le dénominateur commun reste quand même l’amour, la paix et tout ce qui arrache les larmes, mais cette petite note politisée n’est pas pour déplaire.

Le premier jour du reste de ta vie… qu’en dire ? Difficile. Mais je crois qu’avec le recul je vais le malmener de plus en plus ce film. Les actreurs sont pourtant très bons, quasimment sans aucune exception. La musique est bien trouvée, les blagues marrantes… toutes… les rebondissement, heureux ou pas aussi…
Mais ce qui me chagrine, c’est qu’on a l’impression pendant deux heures de regarder une suite de scénètes, parfaitement emboîtées, construisant une « morale générale » au film pas suffisement bien dissimulée (l’importance des rapports familiaux et l’acceptation de l’imperfection de ceux-ci). Des petites séquences en alternance de hauts et de bas, ressemblant presque toutes à des publicités Nescafé… presque trop efficace. Tout le monde pleure dans la salle, car des gens meurent, puis tout le monde pleure, car les gens se marient, puis tout le monde pleure, car les gens naissent, bref… le sol du ciné est jonché de mouchoirs en papier presque. C’est une comédie au final… narrant la vie sur un peu plus d’une génération, d’une famille moyenne++, avec les problèmes de chacun et chacune. C’est beau comme un napperon en dentelle fait par mamie, posé sur le réfrigérateur.
Ahhhh, je le VOULAIS ce Casino Royale, et puis comme en ce moment, y’avait quelques rediffusions des anciens James Bond… ça a provoqué en moi l’étincelle. Je me voyais déjà devant ce film chargé en scènes d’actions improbables, avec des cascades qui le sont tout autant. Avec ce connard en costard qui fout des beignes à je-ne-sais quel terroriste basané et qui a une puce GPS dans le bras et l’hémisphère cérébral droit dans le slip. Bref… j’ai pas été déçu : testostérone, sang, cris, nibards et grosses caisses… waow, j’en suis encore tout chose.
Mais par contre… tout ceci a volé en éclat à plusieurs reprises… le film est tellement rempli de publicités qu’il donne l’impression d’avoir été totalement financé par cette dernière. La ligne de l’indescence est allégrement franchie vis-à -vis des quasi spots de réclames qui font irruption en plein milieu de scènes presque accrocheuses. James Bond appelle le room service et commande sans la moindre gêne (pourtant on lui a dit qu’il y avait les caméras) « un caviar Beluga et un champagne Taittinger ». Pendant tout le film, nous sommes régulièrement nez à nez avec son manifique téléphone Sony-Ericsson dernier cri ou sa Rolex, ainsi que face au revers (logo BIEN visible) avec son ordinateur portable Sony VAIO. Puis le réalisateur fait un plan bien appuyé sur l’avant de la voiture en pleine course, avec au premier plan… le joli logo de sa Ford dernier cri également. Les courses à pieds ne sont pas épargnés et les plans débutent ou se terminent inéxorablement devant des magasins Louis Vuitton, et autres joyeusetés. Il me semble (je vais quêter à la recherche d’une confirmation) que même un millardaire de ce monde, en la personne de (Sir) Richard Branson (boss de Virgin) s’est payé l’apparition dans le film (portiques de sécurité à l’aéroport). Les marques ne sont plus QUE affichées, elles sont citées et même vantées, retirant tout le charme de la chose. Du luxe même… (quand bien même on s’attache à ça) pour laisser court à une vague pub bien ordurières.
Je sais… James Bond a TOUJOURS fait de la pub, mais là , un nouveau cap vient d’être franchi. C’est peut-être ça la nouvelle génération des BOND.
Dans un registre diamétralement opposé, après avoir loué JB-CR, j’ai loué Sicko (enfin c’est la légende qui le dis, car j’ai dépêché Malika pour le faire en fait). Ce dernier M. Moore est équivalent à ses prédécesseurs dont je suis assez fan, à la seule différence que l’on perçoit cette fois la différence de moyens.
Avant tout, car il faut que je montre patte blanche afin de vous faire preuve de ma neutralité quasi irréprochable : je ne suis pas un anti-américain primaire. Je suis anti-américain sur beaucoup de sujets mais j’adore énormément d’autres choses propres à leur culture ou leur mode de vie.
Sicko est une sorte de reportage scénarisé (le style Moore) concernant le régime de protection maladie des étazuniens. Là bas… tout est privé (malgré les tentatives passées) et près d’un américain sur cinq n’est pas assuré. Entre les refus pour diverses maladies, le sur(/sous)poids, les EU ont une protection santé foireuse, ce n’est pas nouveau. Je ne vais pas dérouler la chose longuement, le film le fait assez bien et je vous le conseille vivement.
Je ne me lasse de revoir la tronche de M. Moore qui découvre S.O.S. Médecins (« vous allez chez les gens pour les soigner ??? ») ou qui se rend compte qu’on ne paie pas pour se soigner dans un grand nombre de pays, etc.
Le final est splendide (c’est surtout vis-à -vis de celui-ci que j’évoquais les « moyens » des films de Moore), il pourrait même justifier l’humiliation d’une frange importante d’américains et remettrait en cause beaucoup de leurs précepts. Vous en avez l’eau à la bouche, hein ?

La traduction du film, que ce soit dans les sous-titres (ah oui ! V.O. obligatoire… ça rend bien en hébreu) ou dans le titre… même si la traduction du prénom est peut-être hasardeuse, il est vrai que le titre est en lien et traite directement des thématiques de la guerre du Liban, de Bashir Gemayel (بشير الجميل), de son assassinat mais avant tout du massacre de Sabra et Chatila.
Un journaliste, dans une critique démontrait que ce film était à la frontière de la fiction et de la réalité. De la réalité, car nous sommes bel et bien dans un fait historique majeur, mais aussi fiction, dans la mesure où Ari Folman semble à la fois nous faire partager une expérience personnelle, introspective, et malgré tout dépeinte avec une telle trame scénaristique en épine dorsale qu’on ne peut être qu’interrogé quand à la réalité de chaque détail, tant ils sont horribles.
Au dela de la forme, sur laquelle je reviens un peu plus bas, le fond est terriblement réaliste, tant sur les faits (bien entendu) politiques mais également sur la manière dont un homme peut ressortir de telles épreuves, psychologiquement parlant. Des hommes qui trouvent divers subterfuges pour ne pas se remémorer en permanence ce qu’ils ont pu avoir comme quotidien dans leurs périodes de guerre et quand la folie ne les a pas gagnés.
C’est une oeuvre profondément anti-guerre qui nous est offerte et c’est le seul versant militant qu’on pourrait lui reconnaître, car il reste assez neutre, sans véritable prise de position, laissant un choix et un jugement au spectateur. Plongée comme dans un documentaire, la salle a pu avoir un docu/fiction très digne et surtout réalisé admirablement. Les temps forts sont bien soulignés par une ambiance sonore efficace et cet aspect cartoon du film va renforcer les traits de caractère des différents protagonistes. En dehors de quelques petites fioritures visuelles à peine perceptibles, ce film est parfait sur la forme. Le « doublage original » y est pour quelque chose; des voix convaincantes nous narrent ce passé douloureur pour tout un chacun.
A voir absolument… mais n’oubliez pas que c’est un film de guerre, c’est parfois dur.
Site du film : http://www.valseavecbachir-lefilm.com/
Le Surimi, beaucoup d’entre vous en mange, parfois même régulièrement. Pourtant cette espèce est en danger permanent.
Mais avant celà , connaissez-vous vraiment le quotidien de cette splendeur à l’état sauvage ? Connaissez-vous vraiment les rouages sociaux et culturels qui régissent la vie du Surimi en communauté.
Ce documentaire n’est pas de « Planète TV » ni même un « National Geographic », c’est mieux que cela.
En tout cas, bravo à toue l’équipe de ce documentaire, à commencer par Elise (co-réalisatrice, co-productrice), puis Margot, Caroline, Romainet Simon, des hommes et femmes de courage qui ont réalisé ce chef-d’oeuvre au péril de leur vie et contre toutes formes de censure.
Depuis quelques années, depuis « Le cercle – The ring » (à ne pas confondre avec « The ring » ou tous les films cochons que vous vous pouvez connaître en relation avec ça), je m’étais promis juré (bavé) que je n’irais plus jamais voir le moindre film d’épouvante. Il est vrai que dans ma prime adolescence, je me délectais des « Bad taste », d’autres nanards comme le « Blob » et autres films sanguinolants, puis le dégoût fût, je me suis orienté anecdotiquement sur des films plus fouillés dans la terreur et plus économes en hémoglobine (« question de goût » me souffle Dracula dans l’oreille). Mais avec l’âge et l’incontinence, je me vois de moins en moins hermétique de la vessie devant ce type de film. Oui, je suis une lopette qui aime les films prise-de-tête (pour rien bien souvent) mais qui au moins, EUX, le mérite de ne pas faire sursauter. Ainsi j’ai pu découvrir les joies de Bollywood, les Buster Keaton et autres mais je le dis et je le répète, je m’étais promis de ne plus craquer devant le style horreur/épouvante. Et puis étant de nature timide, jamais je ne m’aventurais devant l’étagère « horreur » chez mon loueur de K7/DVD, car… c’était trop près des pornos voyez-vous.
Mais récemment, j’ai eu une bande-annonce magnifique devant moi… celle de Cloverfield. Un de ces films que l’on classe entre « Fantastique » et « Guerre », dans l’armoire « Films de merde », entre un Steven Seagal et un Wesley Snipes. N’empêche que ce côté film amateur, caméra DV à la main (aujourd’hui, elles ne se portent plus à l’épaule, c’est has-been !) et des effets spéciaux magnifiques ont failli me pousser à aller le voir. Il semblerait que j’aie eu un peu tort d’après certains amis, ça se regardait volontiers, sans être la merde de l’année non plus.
Dans la foulée de ce film, j’ai vu la bande annonce de REC. Sur le même principe, à savoir un film totalement filmé à la manière d’un reportage en brut m’a bien attiré, sauf qu’au bout de quelques petites secondes de bande-annonce, j’ai vite fermé les yeux d’effroi pour me lover autour de ma belle. Effrayé par a qualité de l’épouvante. Mais tel un bambin devant l’interdit, je me suis permis quelques téméraires œillades vers l’écran sur lequel se déroulait l’action, et par delà la frayeur qui m’habitait, je n’ai pu que m’étourdir devant le réalisme de la chose et la qualité de la chose.
Après m’être vu imposer un « film de filles » récemment (entre « Fantastique » et « Film de merde » chez tous vos loueurs de DVD), j’ai ourdi mon traquenard ce Dimanche matin en imposant ce film à la belle. Quelle fût mon erreur. Ce film est fantastiquement horrible, je n’ai dû subir l’horreur qu’avec délectation. Ce film est tout bonne flippant, pas énormément violent au niveau du carnage humain, mais terriblement remuant. C’est une montagne russe, avec certes quelques clichés cinématographiques (quoique bien rodés je pourrais dire); la peur ne se fait pas à la fin d’une simple baisse de volume sonore alors que les « héros » commencent à se rasséréner, non. La peur est partout autour du spectateur, car le spectateur EST la caméra, il est son micro, la moindre de ses prises. Je n’ai pas pu me lever, j’étais cloué à mon siège, comme si, en me levant quelque chose allait m’arriver, quelque chose de terrible.
Allez voir ce film, mais prévoyez un change propre et un cinéma avec des toilettes propres pour se changer après. Quant à moi, je ne sais pas à quelle heure je vais me coucher ce soir, mais ça ne sera pas pour tout de suite je crois. Je vais aller faire des pompes, vu que la piscine est fermée.
Sinon pour au moins deux lecteurs(/rices) du blog, j’ai unebonne nouvelles, si vous n’en avez déjà pas entendu parler, mais les « Chroniques de San Francisco » ont vu une suite paraître; « Michael Tolliver est vivant« . Voili voilou !
David Martinon (souvenez-vous, l’ancien porte-parole de l’Elysée, l’ami de Cécilia) a été nommé Consul de France à Los Angeles California… Nicolas peut enfin lui lancer son « casse-toi, pauvre consul ! ».
Bon, elle est pas de moi, j’avoue, mais elle m’a fait mourir de rire ce matin dans le métro. Elle est de Marianne, l’hebdo magnifique. Ils ont un contenu sympathoche et pas cher (2,5€). Tous les Samedi chez votre marchand de journaux. Sinon marianne2.fr.
J’ai pas grand chose à dire à part que le dernier album de Grand Corps Malade est pas mal, qu’il faut aller voir « Elle s’appelle Sabine », le film de Sandrine Bonnaire… que je suis allé voir Fabrice Eboué, le keum du Jamel Comedy Club, c’est sympathoche aussi, quoiqu’assez court (45 minutes)… mais intense.
Enfin je voulais vous parler d’une action militante que j’ai bien apprécié, qui nous fait imaginer, ce à quoi pourrait ressembler le périphérique parisien, quasiment sans voitures.
Et pour ceux qui, comme moi, aiment la politique… que dis-je, sont passionnés, un peu de pratique de désinformation politique sur ce lien.
Bon vent dans vot’ face !
Mathieu
(pour les 4-5 lecteurs réguliers du « blog chuila » : je me suis « Octroyé le placement dans cette news dans la catégorie « Tribulations » plutôt que « Arts« , vous comprendrez)
Ce week-end, juste avant d’aller au Starbucks, je suis allé voir 300. Y’avait pas de raison merde ! Pour faire plaisir à Malika, après avoir vu « Veer-Zaara » et « Une famille Indienne » (bien 7 heures en tout pour ces deux productions de Bollywood), Malika me devait bien un petit peu d’hommes musclés, bourré d’effets spéciaux, les pop-corns qui vont avec.
A mon grand étonnement, j’ai pleuré à la fin du film, de chaudes larmes, j’aurais bien aimé qu’elles fussent de rire même, mais que nenni, ce fut bien de chagrin dont il s’agissait. Du chagrin, du remord d’avoir mis 17 (dix-sept) euros dans ça. Malika n’a vait pas fait le Paramount Opera depuis des années et, afin de compenser ce que j’allais lui imposer, je me suis dit : joue les galants ! Invite-la dans un cinéma qui lui plaît (même s’il est en réfection).
Comme toute une masse bêlante, je suis venu, j’ai vu et j’ai été déçu par ce film. Les bandes-annonces m’avaient fait dégouliner des centilitres de salive aux vues d’effets spéciaux originaux, de scènes rocambolesques avec des pluies de flèches tombant sur de vaillants gladiateurs. Je le savais… je le savais que ce film allait être « au raz-des-pâquerettes », dissimulant la réalité historique derrière les déformations d’un « comic book », mais bon, j’y vais pour les images, pas pour le script ou le don d’interprétation de ces inconnus très muclés.
Première déception, avant même le début du film, j’arrive sur la fin de la projection précédente, au moment de la 2nde chanson qui agrémente le défilé des équipes de tournages, les partenaires, etc… chanson qui ressemble de loin à un mauvais rap, un rap de série B sur la lointaine thématique du film. Ca pue de plus en plus. Oui, ça sent l’adaptation « mercatée » pour plaire à chaque pays.
Alors bon, parce que le film pourrait se résumer sur un ticket de métro, les spaaaaaaaartiates, adeptes de l’eugénisme et super vaillants se foutent sur la gueule avec les perses. Point ! Ah oui, il y a des morts aussi. Mais les images… les i-mages. Je m’attendais à un vrai délire graphique, du génie, de la créativité. Mais en dehors de milliers d’heures, probablement avec une gigantesque armée de graphistes/designers travaillant sur des effets spéciaux, vus et revus (et mal faits), cette même armée se fait décimer en quelques minutes (1h55) par un seul élement : le bon sens. Alors loin de moi les critiques faciles à base de : « ouhhlà , pas logique cet éléphant qui tombe dans la mer à cause de 2 piques » ou « les méchants yeux noirs un peu trafiqués, c’est pas réaliste ». Non, je veux bien que ce soit du fantastique, une quelconque allégorie du courage et de la tenacité. Mais bon, il ne faut pas sous-estimer les spectateurs non plus.
Ce film est très clairement (à mes yeux) une supercherie qui se cache derrière le fantasme d’une oeuvre graphique quelconque, mais qui tente de marcher sur les plates-bandes d’un peplum, d’un drame, parfois de la comédie (2 ou 3 répliques tentant vainement de faire de l’humour) et même (je rigole encore) du sentimental, les répliques et rebondissements sont tirées par les chevaux (ahahah) et prévisibles 3 minutes avant les-dites scènes. Je suis resté, tel Ignatius Reilly jusqu’à la fin du film afin de contempler la décadence totale de l’oeuvre et aussi parce que j’ai quand même du respect pour la chose. Paradoxal ? Pas sûr. il y a de des meufs dedans, des seins superbes ! Des seins, des culs, des lesbiennes qui s’emballent, la totale quoi. C’est carrément inutile, ah si ! Il faut montrer le monde de stupre et d’égocentrisme totalitaire dans lequel vit Xerxès afin de mieux cerner le personnage… mon croupion oui ! Ca sert à queud’ et je mets un coup de glaive à mon libre-abitre, parce qu’il le vaut bien. Ca m’apprendra à aller voir des films d’homme, 90% d’hommes dans la salle, type informaticiens célibataire à première vue ou ados divers (de bons vrais « kikoolol » et variés, je m’en doutais… j’en fais aussi partie.
Ce film est le pire de ma dernière décénnie sur cette foutue terre (bien plus mauvais qu’Atomik Circus ou le dernier Steven Seagal). Un navet OGM au milieu d’un champs de coquelicots de série B.
« Chéri, on va au ciné avec les Sophie Vendredi prochain. »
« Cool, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas fait un ciné avec des amis » (là … ça va bien)
A J-2 :
« On va voir ‘La môme’ ».
Le moins enthousiaste qui soit : « Ah… »
La môme je n’ai pas envie de le voir. Sa vie à cette greluche, je la connais, elle est triste, je ne renie pas son talent, ses performances vocales et sa personnalité. Mais de là aller la voir dans LE film de l’année, plebiscité par Drucker récemment, avec même (waow) l’apparition de Depardieu dedans, géniaaaal (toujours aussi peu enthousiaste).
En plus Marion Cotillard… Ma-rion Cotillard… pour moi une artiste condamnée à rester dans le cadre Taxi (et un, et deux et trois fois zéro (bientôt quatre)), avec le charisme d’actrice d’une éponge Spontex. Bref, youpiiii (toujours aussi joyeux).
Bon, le rendez-vous est pris, je traîne des pieds en me disant que le café précédent le cinéma me requinquera de ma douloureuse semaine de labeur.
Ah non ! Un autre point positif : une superbe bande-annonce tiens ! Ratatouille. Un nouveau chef-d’oeuvre d’humour, signé Pixar.
Le film commence et là … que dire ? Où est Marion Cotillard bordel ? Ou est la mauvaise actrice avec des répliques à la con ? Où est passé mon cynisme. Evaporé face à une prestation hors-du-commun de l’actrice (sans parler de son maquillage qui nous met face à ce petit bout de femme). L’ambiance est véritablement glauque, la couleur est annoncée dès le début du film avec ce malaise sur scène, qui la plongera en quelques mois vers le grand saut final.
Les rengaines de la Piaf prennent une tout autre teinte avec une telle prestation d’actrice que celle de la môme Cotillard. Certes, je savais bien que ses chansons, la Piaf, elle les ressentait, elle les vivait. Mais ça va encore plus loin, j’ai cette impression flagrante qu’elle les ressent, hic et nunc, et c’est tout bonnement bluffant ! Un film qui fait mal et à multiples reprises.
J’ai pris une gifle monumentale, je l’admets et je m’excuse pour toute la mauvaise publicité que j’ai pu faire de ce film avant d’aller le voir. Que dire d’autre ? Que Marion Cotillard mérite une paire de palmes au minimum ? Ca va de soi. Qu’elle mérite un Oscar aussi, un Golden Globe, un Tiramisu d’or du festival de Venise, un abonnement à vie au KFC que sais-je ?
Mais elle a déja réussi (et le réalisateur) à bénéficier d’une récompense unique… un silence de mort, pesant, lourdement palpable. Une salle abasourdie et vautrée dans sa chaise au rallumage des lumières dans la salle. Un état de choc après un de grâce. Des larmes d’hommes et de femmes plongés dans tout sauf de la tristesse.
J’en ai vu des « films à pleurer », qui arrachent les perles lacrymales aux forceps dans une salle, mais là … on est loin de ce manque de disctinction, loin de cette méthode que je considère comme typique du cinéma américain ou indien, ce même cinéma qui multipliera les plans resérrés sur les proches d’un quelconque défunt, fondant en larmes.
Mais ç’eût été trop facile, trop évident, la douleur peut s’exprimer de bien d’autres manière et je l’ai bien compris. Un film, qui malgré tout, m’a fait un peu relativiser sur le rapport à la mort au final.
Allez le voir !
Allez le voir !
Allez le voir !
Allez le voir merde !