Fidélisation Free, « Cretin.fr » ?

Oui, c’est pareil partout. Oui, il est probable que ce soit pareil partout ma bonne dame.

Article bateau et que beaucoup d’autres ont dû déjà faire, mais ça en devenait tellement risible.

Fin Novembre, j’ai des soucis de connexions Internet, je suis en CPL, pas en wifi, pas de perturbations particulières (pas de micro-ondes), optimal depuis que c’est installé. J’ai dégagé le condensateur tel que préco, n’utilise pas les rallonges, mais le cordon officiel, bref NICKEL !

02/12 : un technicien intervient à mon domicile afin de constater le souci. Souci résolu à mon réveil, le 04 au matin. Il n’y avait pas de travaux dans ma rue vraisemblablement.

Le souci réapparaît plusieurs fois jusqu’à la fin Décembre, je perds alors plus de deux semaines d’utilisation de ma ligne (y compris la télé, ne pouvant la recevoir par rateau), mais l’important c’est surtout la connexion web, dans la mesure où je suis sensé bosser avec.

Aux alentours du 13 Janvier, la connexion est rétablie.

Début Février, coupure quasi-permanentes… arf. Ça devient carrément lourdingue.

08/02 : le technicien revient à la maison, « ah tiens, on se connaît », sourires, papotages et j’apprends un peu comment fonctionne ma box en terme d’erreurs HEC, FEC, etc… Mais la connexion était revenue le matin même de cette visite, les boules, il n’a donc rien pu constater.

Du 25/02 au 05/03 : aucune connexion viable au net, entre temps, toujours et encore des appels à la « hotline » (à l’heure qu’il est, depuis Décembre, j’ai pété les 50€ juste sur ce numéro).

Entre temps j’ai, par le biais de mon iPhone sur Orange, dû par dépit souscrire à une offre à 10€ mois afin de partager la connexion de ce petit appareil vers mon PC, afin de pouvoir un minimum bosser. Entre temps, mes dossiers pros prennent un retard de malade et je me discrédite, ne peut pas non plus aller bosser dans un cyber café, emprunter une autre connexion internet, les boules.

Le 03/03 : intervention d’un technicien (le même). Il me dit que normalement à chaque fois qu’on appelle un technicien à domicile, une  vérification au N.R.A. (gros noeud de raccordement vers laquelle plein de nos connexions vont) DOIT ETRE EFFECTUEE mais que lors des dernières interventions, « elles n’avaient pas été effectuées ». Il me parle ensuite de peut-être faire venir France Télécom + une personne de Free pour effectuer des tests « contradictoires » afin de se répartir les responsabilités et que j’allais être rappelé par FT… j’ai attendu… longtemps.

Le surlendemain matin, le 04/04, je recois un SMS, celui-ci dit qu’un « défaut a été constaté sur nos équipements », et c’est signé Free. Ah, bah la voilà l’explication, depuis le temps, avec ce que vient de me dire le technicien sur ce diagnostique sur les N.R.A., tout s’explique; ils sont allés voir et ont trouvé un truc.

Je me dis que ça aurait pu être décelé beaucoup plus tôt; le 2 Décembre par exemple. Pour sourire (ça arrive), je reçois un mail m’indiquant la marche à suivre en cas de panne, encore faudrait-il qu’un utilisateur puisse consulter aisément sa messagerie. Bref.

Je décide d’envoyer un courrier (tout qui va bien) au service réclamation de Free le soir, même :

Free – Service Réclamations
75371 Paris Cedex 08

Copies d’écrans, dates et heures des appels, des visites, j’explique mon statut et l’impact économique engendré, tout le toutim, le remboursement que j’attends. Un joli dossier quoi, même avec des remarques amicales, démontrant de ma conviction à faire preuve de compréhension.

Admettons que le week-end et la réactivité légendaire de la Poste se soient mis de mèche, que le courrier parte le 08 Mars. Je reçois une réponse par e-mail à ce courrier, le…

01/04 : et là , je pleure pour la première fois.  Voici le contenu :

Suite aux vérifications qui ont été effectuées sur votre ligne ADSL, je vous informe que la ligne est pleinement opérationnelle.
Je vous invite donc à connecter votre modem Freebox conformément aux indications fournies dans le manuel d’utilisation mis à
votre disposition.

Hein ? Quel ticket ? On parle de la même chose ? Ce monsieur LAMPERT est pourtant du service « réclamations » et non « technique » ?

Le 02/04, on m’explique qu’il fallait que j’attende, que ce courrier montrait bien qu’ils avaient pris en considération ma demande que sous 25 jours j’aurais une réponse commerciale définitive. Argh. Là, je m’étouffe.

Le 14/04 (à 08h50), j’appelle alors que j’ai des soucis de connexions.

NS : à chaque fois, même cérémonial pour s’identifier, les mêmes personnes quasiment incompréhensibles, désinvesties aux possibles, probablement payées au lance-pierre, avec les mêmes formes de politesse, mais surtout les mêmes euros qui s’écoulent dans le monnayeur.

Le 16/04 : le technicien, toujours aussi sympa, avec qui on partage un café, me parle de la pluie et du beau temps, sait-on jamais, à ce rythme je pourrais être témoin à son mariage ? En tout cas, mon amie me regarde d’un drôle d’oeil avec toutes ces visites.

Le 27/04 : mon horloge biologico-commerciale me dit que ça fait plus de 25 jours et qu’on a dépassé le délai maximum du retour commercial du service fidélisation. La personne me tient ce type de propos : « tout est pris en considération, c’est normal monsieur D. (d’un air super hautain malgré elle « la bougresse ») votre facturation étant prévue le 10 de chaque mois, cela aura un impact à partir de la prochaine facture, à savoir le 10 Mai » (il manquait plus que « crétin » et elle remportait un Molière).

Le 29/04 : un mail m’informant que je vais être remboursé :

Après étude de votre demande, nous avons le plaisir de vous informer que nous validons un remboursement.
Cependant, une partie de ce remboursement porte sur la facture du mois en cours et cette dernière est encore susceptible de
revenir impayée. Par conséquent, nous vous informons que nous ne validerons définitivement ce remboursement qu’à partir du
10 du mois suivant, sans démarche supplémentaire de votre part, et sous réserve qu’aucun retour impayé de facture n’ait lieu
entretemps.

Signé par une madame LEROY.

Le 10/05 : remboursé de TOUT !!?? Yahooooooooo… Nan, je déconne, faut pas rêver.

Le 25/05 : ayant pris mes médocs, j’appelle la hotline. J’ai fait mes comptes il y a quelques jours, et au delà de quelques VOD, je pète tout avec près de 25€ de hotline, à force d’avoir tant attendu… Cérémonial toussa. Par habitude, totalement inutile, je prends le nom de la personne « monsieur Nestor » il me dit (…). Je pousse mon dossier élégamment , souhaitant réellement être rappelé par un responsable comme on m’a maintes fois promis; les « on vous rappelle dans les 24/48/72h ». Là, tellement remonté, « monsieur NESTOR » me promet mieux, dans les 30 minutes ! Waow.

Le 25/05 (+ 40 minutes, je suis pas un chien) : pas d’appel, je rappelle.

  • Monsieur « Amine » me répond, il me dit => « qu’il n’y a pas de monsieur NESTOR », too bad,
  • pourquoi ne me rappelle-t-on pas dans les 30 minutes ? => « Je n’ai pas de visu sur votre dossier »
  • un commercial ? un responsable ? => pas possible, uniquement service réclamation
  • et la personne qui devait me rappeler dans les 30 minutes, elle peut me rappeler là ? => « non »
  • pour résilier, on procède comment ? => « alors monsieur, le formulaire est dispo… »
  • nan, mais le commerce, et je vous entends mal ? => « monsieur on est 2000 sur cette plateforme » (sic) + « le commercial c’est par courrier, pas avec nous ».

Je baisse les bras.

En tout cas, je me suis bien amusé, j’ai travaillé mon speech commercial, pour 50€ de hotline, cumulé à 10€/mois d’option iPhone Data/PC, cumulé à un préjudice commercial pour mon activité, pour mes loisirs télévisuels, cinéphiles… Ça forgerait presque un caractère à l’école de la vie.

Je publie cette note, un peu en chantage, par désespoir, les échecs commerciaux, quand c’est affiché et relayé, certains n’aiment pas, comme RueDuCommerce dont je faisais état dans mon blog. La preuve, j’ai été recontacté, alors je pêche à la mouche. Je vais relayer sur un forum et renvoyer un courrier au service fidélisation, l’ultime et VOUS TIENT au courant.

En cas de « total FAIL », je me désabonne, je fais de la très mauvaise pub auprès de tous mes partenaires commerciaux, la famille me suit… peut-être vous aussi ?

PS : j’aurais besoin de conseil en terme de qualité/coût de hotline chez la concurrence.

OVNI

Petite vidéo non sponsorisée, sans but lucratif, juste le fruit d’une belle réalisation au milieu d’autres belles réalisations, que dis-je, performances physiques (danse, parkour et dérives).

Bref, ça sert à rien, c’est juste génial.

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Revendique ta part de sang

Tout part de ça…

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…une fois de trop pour ce jour.

Dans la loge des franchement cons il y a du monde. C’est pas une nouveauté.

Un groupe de blanc en plus tentera de me faire comprendre que je n’ai pas subi d’agressions de la part de noirs et d’arabes, si. Par des blancs aussi. Ils étaient tous français ? Probablement, mais ces identitaires dirons que non, car de couleur. Ne cherchez pas à parler anthropologie ou socio avec eux, c’est comme parler d’Auschwitz à Faurisson. En fait non, on va aller plus loin que ça.

Parlez à certains berbères marocains de ce qu’ils pensent des arabes, et l’inverse.
Parlez à ceux-là de l’installation des chinois médecins et de leurs « mÅ“urs étranges », et l’inverse.
Parlez à certains diamantaire chinois d’afrique sub-saharienne de la manière dont il perçoit sa main-d’Å“uvre locale, et l’inverse.
Parlez à certains émigrés haïtiens dont leurs enfants sortent à propos des latinos, et l’inverse.
Parlez à certains français à propos des roms, et l’inverse.
Parlez à certains roms à proposdes pakistanais, et l’inverse.
Parlez à certains pakistanais à propos des arabes.
Parlez à certains juifs de ce qu’ils pensent des arabes, et l’inverse.
Parlez à des cousins de ma famille pour savoir ce qu’ils pensent du fait que je sois en ménage avec une arabe ou de mon grand-père d’adoption algérien. Et l’inverse.

Levez-les deux bras en l’air si vous entendez au moins un de ces arguments au moins une fois par jour ?

Dans tous les sens, « on » revendique l’inné d’une situation qui nous a fait naître là où l’on est, que l’on a fui (ou pas) là où on pense trouver la meilleure vie pour soi et/ou pour sa famille, contraint ou non. On tourne à l’américaine (exemple parlant), les murs se dressant entre chaque communauté. Alors chacun ira de sa profession de bonne foi, sur le fait que tel étranger est bien sympathique et même adorable, qu’il a ses particularités (vaste plaisanterie).

Une France où certains pensent que « quand y’en a un ça va ».

La France… la France… ou l’Afrique du Sud. Les botswanais ou les namibiens ont eux-aussi leurs « ratonnades », leurs « nettoyages ».

C’est pas des jérémiades, c’est pas mon utopie, ma boboïsation, c’est juste un raz-le-bol. Raz-le-bol qu’on nous suive dans les magasins quand on va faire nos emplettes. Alors OUI, il y a les chiffres… mais lesquels ? les statistiques ethniques sont écartées (et tant mieux) mais la réalité est au carrefour du quotidien. On tape sur les (visiblement) noirs, les arabes, les blancs, les chinois. Ça fait longtemps qu’on ne tape pas sur les acquis, sur les bourgeois, les prolétaires avant tout (qui sont malheureusement bien souvent de couleurs). Les petits flippés identitaires diront que eux aussi revendiquent leur part de malheur, eux aussi sont victimes de discriminations et d’agressions.

Internet, nouveau tuteur légal de nos têtes blondes se partage le cake de la lueur de haine dans leurs têtes, surtout les plus jeunes. Sans la moindre inhibition, on arrose ses contacts d’une vidéo de petits jeunes à casquettes qui agressent un vénérable blanc qui ne demandait qu’à rentrer chez lui et payer ses impôts, mais c’est pour « informer » comprenez-vous. Pas besoin de carte de presse. Le lendemain, on a récupéré une vidéo de skins sur la ligne 14 du métro parisien qui ont agressé deux gamins noirs, c’est pour in-for-mer, « le monde doit savoir ». Comme s’il ne le savait pas. Comme si l’état ne faisait pas des moulinets de ses petits bras sans moyens accordés pour endiguer, mais endiguer quoi. Le manque d’éducations de ces quelques mecs et nanas perdus dans leur bêtise, qui iront revendiquer Charles Martel, Jeanne d’Arc, Bardot (sisi, je l’ai trouvé sur le site Internet de l’autocollant que j’ai pris en photo en début d’article sur ce Vélib’), alors même qu’ils n’iront pas revendiquer la françafrique, la gégène, la traite et la reconstruction pour la bonne cause. Sinon d’autres vont nous revendiquer l’esclavage comme retour de cause, tirant un trait sur quatorze siècles d’esclavage oriental. Etc. Mais que je sache, encore il y a quelques très courtes années, dans la famille de ma compagne, l’esclave mauritanien officiait au quotidien. Et l’esclavage continue aujourd’hui.

Revendiquer sa part de sang, se battre pour défendre quelque chose dont nous ne sommes que victimes et bourreaux à la fois, ce qui est totalement compatible et je dirais même plus; il y a totale corrélation bien souvent.

Chacun de ces abrutis dont je parle restera sur SA culture, SA couleur, SA religion de naissance, ne jurera que part la suprématie de l’art de ses aïeux, exécrera les sous-cultures de son voisin.

Tous les charters du monde et les records honteux de Besson, « digne » successeur d’Hortefeux, comme si cet acte ne devait pas déjà nous révolter suffisamment ne cacheront pas le fait que nous sommes encore dans une République avec un maximum d’associations, de partis, de syndicats pour participer éteindre sporadiquement les feux de la haine et de la suspicion. Comme dit Abd Al Malik, que je n’apprécie pas tant en fait mais dont une parole me fait réagir : « La suspicion, c’est quand un homme a peur, et que l’autre ne le rassure pas ». J’aimerais que le monde me rassure en arrêtant de nous immerger d’images et de récits et de vidéos d’agressions anti-noirs, anti-français, anti-arabes, anti-juifs, etc. et SANS LA MOINDRE pédagogie, juste jeté en pâture à ce qui sera notre futur, nos mômes, frères, soeurs, et même nos parents, car bien souvent, eux aussi on raté quelques étapes.

Je ne suis pas non plus un ardant défenseur du métissage à tout prix, je n’y peux rien, cette femme qui embellit mes journées est tout juste ce que j’attendais, le parfait équilibre humain, intellectuel, physique. Elle, a pris le parti d’agresser les injustes sociales, de part son métier, ses usagers sont de multiples formes, tailles couleurs, chacun avec ses cabossages, parfois malheureusement chacun sa dose de haine envers un immigré alors qu’il l’est également à un moment ou un autre.

Merde, 14h25, j’ai raté le journal de TF1.

Bon alors, ça reste un blog (même si de plus en plus lu), alors je tiens à rassurer, ces propos n’engagent que ma personne, que j’espère ne blesser personne, aucune confession, aucune couleur, que j’ai peut-être oublié de taper sur les inhuits qui parfois n’aiment pas les autres américains. C’est juste que pour moi le respect s’apprend réellement tous les jours, que je ne pourrai pas non plus blâmer outre mesure ceux qui sifflent la marseillaise car les racines de ces réactions dépassent la simple haine du pays dans lequel on vit mais tire sur des cordes plus complexes, mais aussi multiples. D’autre part, je suis débordé de mailings sur les pro dieudonnés;,Kemi Seba, des réactions indignées sur l’antisémitisme notoire de la torture d’Halimi, perpétrée par un manipulateur malade à enfermer, de cette vidéo qui m’a également particulièrement choqué (que j’évoque plus haut) où l’on voit ses pauvres gamins noirs avec un flamboiement de peur dans leur regard avant de savoir ce qui les attend probablement.

Nous avons réellement de la place sur cette terre encore pour quelques siècles, je me dis qu’il faut se battre pour que chacun commence à y trouver un peu de paix et son compte d’amour mutuel. Bon, on chante pas, on pleure pas, vous priez, vous les religieux, si ça vous fait du bien, mais agissons dans le même mouvement, si ne voulons pas que d’autres murs se dressent (au sens propre). Sarkozy ne me rassure en rien, au contraire.

Signé : un français qui profite des allocations chômage et qui A une télé à écran plat impressionnante.

Christophe Hondelatte – « Le rescapé »

C’est dos à la caméra, les mains affairées à épingler fermement sa photo que je me retourne et vous le présente

« Christophe Hondelatte ou… le présentateur à la grippe… A ! » (notez l’effet dramatique des point de suspension)

Christophe Hondelatte a dépassé le stade du théâtral à la Guy Lux, il a – selon moi – inauguré une véritable prouesse, au delà de la figure de style et la rhétorique sous-jacente, de nous présenter une émission sur le registre théâtral. Le théâtre, pour moi, c’est l’abstraction, l’imaginaire. C’est Molière, mais aussi Labiche, Ionesco et bien d’autres auteurx, capables de nous faire voyager. Pour interprêter leurs pièces, il faut un certain talent, un don de soi particulier. Hondelatte l’a, même si c’est un style qu’on peut ne pas aimer, presque kitsch. Sauf qu’il présente des affaires judiciaires, criminelles, bien réelles. Cherchez l’erreur. Et pourtant, il n’y a pas faute de goût.

Je ne sais pas s’il est réellement réalisateur et/ou metteur en scène de son émission, mais l’ambiance, l’univers qu’il a créé est tant emprunt d’une « patte » qui lui est propre à lui et à son équipe que les spectateurs arrivent aujourd’hui à classer ces émissions par « saisons » et par « Ã©pisodes », comme pour les séries télévisées. C’est pour moi une reconnaissance sur le contenant. Chaque semaine (lorsque la saison a redémarré), je suis dans les starting-blocks, attendant un nouvel épisode, quel qu’il soit. Alors quand il a touché à Spaggiari, Mesrine, l’affaire Outreau, c’était avec d’autant plus de délectation que je me plongeais dans ces récits, sans pour autant me détacher sur la dure réalité.

Mais comment ne pas rire de ce côté polar d’un Hondelatte au volant d’une berline noire à l’habitacle silencieux, au vrombissement du moteur berçant l’interview feutrée d’un témoin ou d’un procureur assis côté passager ? Comment ne pas être stupéfait face à cette scène de passage à table, que dis-je, passage au zinc; lorsque Christophe Hondelatte questionne ce magistrat, ce cousin-germain ou son fidèle assistant, Dominique Rizet. Dominique Rizet, à la calvitie à géométrie variable (selon les rediffusions ou non des épisodes), qu’on croirait tout juste sorti d’une arrière salle de salle de jeux, sentant encore le cigare et le patchouli, alors même qu’il venait de se faufiler hors de ce lieu de stupre avec les informations toutes fraîches, celles qu’il nous délivre donc, accoudé à ce zinc derrière lequel nous toisent ces alcools au moins tous quinquagénaires. Ça a de la gueule, c’est une affaire d’hommes, d’hommes qui ont assez baroudé pour nous présenter ces affaires sur lesquelles ils ont eu « leur rôle » mais dont ils ne font récit qu’avec un léger rictus ou pis : un air totalement fermé. Ce ne sont pas les victimes qui transigent face à ces attitudes; seul les policiers, les bleus, les poulets « canardés » ou fossoyeurs qui, eux, manifestent le plus de sentiments. Oscillant entre l’étonnement non dissipé et l’incrédulité a postériori.

Hondelatte, pour tout cette mise en scène est imité, caricaturé, parfois agressé, mais que j’imagine dans le fond totalement impassible aux attaques, il manipule avec maestria l’art du théâtral démonstratif, vois « surjoué » car il sait qu’il arrive, par ce déballage de situations-polar, à déclencher un intérêt chez ses fidèles spectateurs.

Je suis fan, je suis GRAND fan, j’adore.

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Ecouter le générique :

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(car je préfère l’ancien générique)

PS : désolé pour l’emprunt de l’image sans autorisation, avec Hadopi tout ça qui est passé aujourd’hui etc… J’ai éclairci aussi un peu, parce qu’il faisait quand même super sombre.

Un petit sport tranquille

Je me dis que la piscine c’est un peu mou, alors je crois que j’ai choisi un sport pour me reprendre en main et me divertir…

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Évidemment, aucun droit à l’erreur n’est possible, avis aux… suicidaires ?

Ecrire un livre

J’ai toujours aimé écrire, bien plus que la lecture. Par contre quand j’aime un livre, je l’aime passionnément.

Depuis hier, je suis officiellement au chômage et la première question que les gens évoquent, c’est « qu’est-ce que tu vas faire maintenant ? ». La réponse pourrait aller de soi bien évidemment, je leur donne donc l’habituel « je vais trouver un job qui me plaît » mais je rajoute après quelques variations, en fonction de l’interlocuteur. En bon mythomane guéri, je fais jouer mes vieux talents en inventant toutes sortes de choses rocambolesques, mais il y a bien une chose que je dis à chaque fois : « je vais écrire un (ou mon) livre ». Les réactions sont variées, allant du sourire retenant un rire, au sourire retenant un « bah oui, voyons, et moi je vais faire le tour du monde en catamaran » et le « ahhh » très perplexe. Celui qui fait le plus mal est bien entendu le second car il souligne mes propres doutes : celui de ma capacité à aboutir un projet assez épais.

C’est donc un projet assez important dans lequel je comptais me lancer car depuis des mois, je me tourbichonne la tête pour savoir comment commencer, quel sujet je souhaite réellement aborder sur les (je les compte) trois actuels ? Le fait est que je m’amuse donc à écrire dans les transports, en cours (à l’époque), au boulot, chez moi dès que l’inspiration vient en fait. J’ai dû commencer vers mes 15-16 ans, avec des lignes de proses bien sombres comme il se devait. En me remettant dans l’écriture de l’époque, j’aurais écrit :

Il souffle sur sa main
Mais le sable ne s’y envole pas
Le vent ne souffle plus d’ailleurs
Cet après-midi dans le désert
Depuis qu’il a expiré
Son dernier souffle d’air
Arraché, par une arme frelatée

C’est ce genre de choses (et on ne rigole pas) que j’écrivais dans ce gros bouquin de brouillon, que je cachais sous mon lit à l’époque (au dessus de la pile de magazines… de bricolage).

BREF ! (j’ai réussi à me faire rire, c’est déja ça). Je vais me lancer donc dans cette aventure, j’ai déjà prévu les grands traits de « l’Å“uvre », la ligne chronologique, les personnages, les nÅ“uds. Mais si j’en parle ici, à découvert c’est que je compte publier en ligne la chose, si elle se termine (ou pas ?), en PDF ou autre.

PAr contre, y’a un truc que je ne comprends pas, c’est le déclic qui fait qu’un auteur a envie de se retrouver publié, surtout pour du roman ou autre. Oui, c’est comme un musicien, qui veut faire partager sa passion. Mais n’empêche que je ne comprends pas ce qui pourrait me faire passer du statut de plaisir (car on parle de plaisir, de hobby) à celui de publié donc rémunérateur. Peut-être parce que je ne souhaite pas en vivre, déjà parce que je trouverais prétentieux de vendre un truc dont je ne serai jamais pleinement satisfait et d’autre part, je considère ça comme passer du temps à tondre ma pelouse, peindre mes maquettes et tout, c’est juste personnel.

En tout cas, merci à ceux et celles qui m’ont encourage à franchir le cap.

Bon… enfin si parmi vous, quelqu’un aurait la gentillesse de m’offrir un joli clavier, silencieux et dont la lettre « L » marche plus que 50% du temps, je prends !

Lâches !

En rang d’oignons, comme à l’école où vous n’êtes pas forcément allés super loin, mais de voir les gens aller au boulot semble vous poser un problème. D’ailleurs je ne vois pas ce que vous faites là , en meute et surtout à cette heure-ci du matin ? Il doit être quoi, au moins 8h05, c’est tôt non ?

Surtout que je suis étonné de voir un groupe si important dans la gare de Fontenay-sous-Bois, dans la mesure où il y a en permanence les mecs de la sécurité. Mais vous êtes là , vous avez mis les plus jeunes au milieu , comme pour les initier dans le groupe. Avec votre quincaillerie qui crache un son inaudible à la ceinture et vous dévisagez le travailleur qui part au turbin à l’heure où une bonne frange de la population est en vacances. Vous n’avez que ça àbranler ?

Vous jouez les offusqués, les maltraités de l’histoire, ceux qui prennent tout dans la tronche en ce moment, mais vous avez les moyens de vous exprimer plus que jamais auparavant, pourquoi ne vous entendons pas vous rebeller, à moins que vous n’appréciiez et cautionniez ça ?

Ce qui me choque en plus ce matin, c’est que vous crachez avec une condescendance certaine votre mépris à la face du voyageur et semblez y trouver parfois du plaisir, comme le début d’une érection… pas palpable car c’est vous les palpeurs d’entrecuisses et vous êtes payés pour ça. Vous avez vu défiler bien une quinzaine de voyageurs au moment où je suis passé devant vous mais vous avez arrêté les deux « basanés de service ». Me parlez pas de cambriolages ou d’attentat, les deux profils dont vous avez pris le temps de contrôler papiers ne se ressemblaient en rien. L’un avait la cinquantaine, l’autre trois décennies de moins, l’un était plutôt réunionnais, l’autre carrément d’un noir d’ébène. Les deux avaient leur attaché-case, le voilà leur point commun.

Je n’oserais faire de comparaison historique sur les tris autour des trains mais on s’en rapproche de plus en plus.

Quelqu’un pourrait me dire à quoi ça rime ?

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Mise-à -jour : http://parisbanlieue.blog.lemonde.fr/2007/03/28/controle-dans-les-transports-de-fontenay-a-la-gare-du-nord/

Seconde mise à jour : http://www.liberation.fr/societe/0101577195-controle-au-facies-la-police-prise-sur-le-fait-a-paris

Béatrice Turpin, le 13 Juillet à Montreuil

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Béatrice Turpin, réalisatrice, a hésité à quitter la fenêtre de son appartement à Montreuil pour filmer les incidents entre police et manifestants. Point de vue contre «l’intimidation policière».

Source : Libération

Ohhh les beaux bleus

Décidé  fermement à en découdre avec la police suite à ma mésaventure dominicale, j’ai décidé de spontanément manifester ma colère dans la rue piétonne de Croix de Chavaux après mon travail.

Quelle ne fut pas ma surprise de voir des policiers (dont les fûts sont leur surprise) cachés derrière les pots de fleurs devant l’Office de Tourisme. Cela m’en laissait coi…

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Il n’empêche que je me suis retrouvé par le plus grand des hasards au milieu de cette bande de gauchistes mangeurs de gnocchis qui ont osé barbouiller la fresque co-réalisée par mon ami Kevin A. alors qu’il était adolescent avant d’y coller une affiche sur SON nom. Pas cool.

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Donc il paraît que cette bande de jeunes de banlieues avait eu la riche idée (ou l’outrecuidance selon la police) de manifester contre les violences policières (ça se saurait s’il leur arrivait d’être violents). Un homme aurait perdu son oeil, un caméraman et réalisateur… rien que ça. Après on va repprocher aux policiers de tirer dans les mains des pianistes et les testicules des acteurs pornos ou les talonnettes de notre président !

J’ai quand même décidé de suivre le cortège, très calme soit dit en passant (et je ne fais pas d’humour pour le coup). J’avoue avoir été un peu inquièt, étant donné les richesses de provocations dont notre rue piétonnière est pourvue mais que nenni. De petits agneaux brayant des slogans forts appropriés pour le coup. Il y eu certes quelques petites provocations, tel cet homme hurlant à la police qu’il était Bernard LAVILLIERS et qu’il voulait boxer. Mais les policiers ne sont pas dupes, ils reconnaitraient LAVILLIERS entre mille, ses muscles saillants, tatoués et bandés lorsqu’il tient sont micro fermement, entonnant un « Stand the ghetto » (ou « Rue de la soif » pour d’autres) en fin de concert d’une fête de l’Humanité.

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Particulièrement exaspérés par la prestation de cet artiste, la police et les CRS ont décidé de charger quelques minutes plus tard, vraisemblablement blessés dans leurs égos. Moi j’avais fui un tout petit peu avant, alors que je sentais leurs mains frémissantes de rages se diriger vers le prolongement phallique de leurs uniformes sombres que sont leurs matraques. J’ai bien fait, car ils étaient décidé à remettre le couvert ce 13 Juillet près de 21h et avec les programmes de France Télévision de 20h35, c’était déjà plus de 25 minutes de « FBI : portés disparus » qu’ils avaient manqué, ça ne pouvait durer d’avantage.

Pour ma part, j’ai fait l’impasse sur le bal des pompiers.

Un peu plus de détails et une réalisation journalistique, une vraie :
http://www.rue89.com/2009/07/14/montreuil-nouveaux-heurts-entre-manifestants-et-policiers

Un autre journaliste et sa version :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/07/14/un-journaliste-stagiaire-du-monde-place-en-garde-a-vue_1218530_3224.html

Un blog de flic qui propose du NTM en musique de fond :
http://police.etc.over-blog.net/

Petite mise-à -jour : libé titre carrément aujourd’hui sur la chose
libecouvMise-à -jour (30/09/2009) : Des élus accusés de dénigre la police (Figaro)

Mise-Ã -jour (01/10/2009) : Article de Rue89 sur la mise en examen

Intervention musclée de la police à Franprix/Montreuil !

Cette histoire n’est pas une fiction, elle est certes racontée avec humour et un peu de légèreté grotesque mais elle est tristement réelle.


Rentrant de ma séance d’emplettes dominicales avec ma douce, il faisait bon sur l’avenue Gabriel Péri malgré l’annonce d’un temps maussade à frais en cette fin de matinée.

La cabas lourd de légumineux et l’esprit pendu bien au dessus de ses roulettes je me retrouve rapidement ramené dans la réalité le temps d’une forte accélération de voiture, couplé à l’allumage d’un gyrofare, vous savez, cette impression qu’une voiture fonce sur vous et vous fait sauter sur le troittoir pour ne pas vous faire renverser.

La bruit vient de derrière, le réflexe vif, je m’oppose entre ma belle et cette voiture qui déboule à tout berzingue près de 50 mètres derrière nous. Une voiture de police ! à 80~100 km/h fait du gymkhana sur l’avenue en direction de Fontenay sur l’avenue, gyrofare hurlant au ciel la priorité qu’ont les officiers d’aller sur une intervention. Diable ! Montreuil à feu et à sang ?

Hier le RAID serait intervenu à Croix de Chavaux pour liquider une clinique abandonnée (au sens propre) et vraisemblablement occupée par une sale bande d’ultra-gauchiste ou autres mangeurs de gnocchis surarmés de casseroles d’eau chaude…

Bref y aurait-il concomitance ? Je ne crois pas… en tout cas pas dans ce coin, pas assez « hype ». Première idée qui me vient alors que la voiture passe à notre hauteur (un policier aggripé au revers de la portière, la main bien posée sur le métal de la carrosserie) :  le Franprix !! Comme l’autre jour, devant lui, un accrochage, une baston, de la courave quoi ! Ou pire ! Un braquage ! C’est sûr, surtout un Dimanche matin avant la fin du service. Alors que me viennent des images de mes caissières avec qui je sympathise, je les vois dès lors sous le joug d’une quelconque arme d’un bandit cagoulé, raclant les caisses du creu de sa main inquisitrice, l’écume au lèvres.

La voiture (et j’ai raison) pile dans un léger crissement à 10 mètres du Franprix et du véhicule jaillit un officier qui, la main sur l’arrière/droit de son ceinturon (sur son arme ?) accourt vers le magasin, c’est chaud mes narvalos ! Mais il ne semble pas suivis par les collègues, du moins je ne les ai pas vus. Ma moitié est alors prise d’un doute : « tu ne crois pas qu’on devrait rester un peu là cinq minutes  ? Défois qu’il se passe un truc louche », elle pense comme moi, une balle perdue d’un gangster ou d’un officier dans un acte de bravoure zélé et un peu en écart de sa cible (ça arrive il paraît).

Mais le coeur vaillant du mec qui va faire des cookies et manger ses pâtes du Dimanche devant les émissions de Canal+, j’invite ma chérie à tout de même se rapprocher et passer, qu’importe le danger. Pendant les 50 mètres restant entre nous et la devanture du Franprix, je ne vois personne sortir du magasin, pas un client. Rien, ni pour rassurer ou confirmer nos craintes, mais pas de bruit, de heurts, nada. Nous passons devant la voiture où, trois autres policiers sont assis et calmes, deux à l’arrière, un à la place du mort (???).

Arrivé à l’angle de Gabriel Péri et Désiré Chevalier, à travers les portes automatiques du Franprix, je reçois en pleine figure une image à glacer le sang (me laissant dans l’incompréhension totale à l’heure qu’il est) : les gens font leurs courses dans la totale indifférence.

Je me dis alors que, les pauvres, sans qu’aucun n’ait été mis au courant, une prise d’otage à lieu en arrière salle, dans les locaux techniques, patron séquestré, ses enfants au téléphone avec un autre malfrat qui tiendrait la famille en otage si les coffres de l’établissement n’étaient pas vidés.

Je prends alors mon courage à deux main et m’approche du Franprix et à ma grande satisfaction, j’obtiens l’explication à tout ceci : le policier est de faction à la caisse, avant d’adresser un poli salut à la caissière qui s’empressera de lui facturer sa bouteille de Coca-Cola.