Ecrire un livre

J‘ai toujours aimé écrire, bien plus que la lecture. Par contre quand j’aime un livre, je l’aime passionnément.

Depuis hier, je suis officiellement au chômage et la première question que les gens évoquent, c’est « qu’est-ce que tu vas faire maintenant ? ». La réponse pourrait aller de soi bien évidemment, je leur donne donc l’habituel « je vais trouver un job qui me plaît » mais je rajoute après quelques variations, en fonction de l’interlocuteur. En bon mythomane guéri, je fais jouer mes vieux talents en inventant toutes sortes de choses rocambolesques, mais il y a bien une chose que je dis à chaque fois : « je vais écrire un (ou mon) livre ». Les réactions sont variées, allant du sourire retenant un rire, au sourire retenant un « bah oui, voyons, et moi je vais faire le tour du monde en catamaran » et le « ahhh » très perplexe. Celui qui fait le plus mal est bien entendu le second car il souligne mes propres doutes : celui de ma capacité à aboutir un projet assez épais.

C’est donc un projet assez important dans lequel je comptais me lancer car depuis des mois, je me tourbichonne la tête pour savoir comment commencer, quel sujet je souhaite réellement aborder sur les (je les compte) trois actuels ? Le fait est que je m’amuse donc à écrire dans les transports, en cours (à l’époque), au boulot, chez moi dès que l’inspiration vient en fait. J’ai dû commencer vers mes 15-16 ans, avec des lignes de proses bien sombres comme il se devait. En me remettant dans l’écriture de l’époque, j’aurais écrit :

Il souffle sur sa main
Mais le sable ne s’y envole pas
Le vent ne souffle plus d’ailleurs
Cet après-midi dans le désert
Depuis qu’il a expiré
Son dernier souffle d’air
Arraché, par une arme frelatée

C’est ce genre de choses (et on ne rigole pas) que j’écrivais dans ce gros bouquin de brouillon, que je cachais sous mon lit à l’époque (au dessus de la pile de magazines… de bricolage).

BREF ! (j’ai réussi à me faire rire, c’est déja ça). Je vais me lancer donc dans cette aventure, j’ai déjà prévu les grands traits de « l’œuvre », la ligne chronologique, les personnages, les nœuds. Mais si j’en parle ici, à découvert c’est que je compte publier en ligne la chose, si elle se termine (ou pas ?), en PDF ou autre.

PAr contre, y’a un truc que je ne comprends pas, c’est le déclic qui fait qu’un auteur a envie de se retrouver publié, surtout pour du roman ou autre. Oui, c’est comme un musicien, qui veut faire partager sa passion. Mais n’empêche que je ne comprends pas ce qui pourrait me faire passer du statut de plaisir (car on parle de plaisir, de hobby) à celui de publié donc rémunérateur. Peut-être parce que je ne souhaite pas en vivre, déjà parce que je trouverais prétentieux de vendre un truc dont je ne serai jamais pleinement satisfait et d’autre part, je considère ça comme passer du temps à tondre ma pelouse, peindre mes maquettes et tout, c’est juste personnel.

En tout cas, merci à ceux et celles qui m’ont encourage à franchir le cap.

Bon… enfin si parmi vous, quelqu’un aurait la gentillesse de m’offrir un joli clavier, silencieux et dont la lettre « L » marche plus que 50% du temps, je prends !

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