RdC… à consommer avec modération (ou pas du tout)

Tout d’abord, permettez-moi intermède musical (parce que c’est moi l’admin ici) :

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Vous savez quoi ? Internet est un outil magique, le Web « deux-point-zéro », les blogs, les forums, flux rss, atom, tout ça.

Tout peut se faire savoir et tout peut se savoir en l’espace de quelques secondes dans tout le monde. Ainsi dès qu’un billet sur un blog ou un sujet de discussion s’ouvre et traitant de Rue Du Commerce (peut-être même RdC, s’ils font le distingo avec la République Démocratique du Congo), vous avez un « suivi client »… sisi. On vient tout juste de me le dire par téléphone que Rue Du Commerce effectuait cette procédure par volonté d’avoir un « suivi client », « pas du flicage ». Alors je suis monté sur mes grands chevaux et tout, leur disant des gros-mots comme « censure », « chine », « dictature » et tout. On aurait pu m’appeler « godwin » tout à l’heure.

En fait, ça a débuté à cause de ce post :
http://blogs.chuila.net/mathieu/?p=319

En gros, je faisais part d’un litige commercial avec RdC où je disais que je trouvais intolérable leur pratique. Je suis dans mon bon droit en le faisant. Le hic, c’est qu’il y a eu un commentaire diffamant. Une internaute manifestait son mécontentement envers eux semble-t-il, puis (la misérable (j’ai droit de le dire ça sans diffamer ?)) terminait par une petite pique diffamatoire envers cette S.A. côtée en bourse. Il en faut peu… et dire que mon blog c’est (pour le moment) au mieux 30 visites/quotidiennes avec 10 bots pour me booster mes stats et 3 pour arrondir à 30.

A l’autre bout du fil, il y avait un des intervenants de Rue Du Commerce qui me stipulait que mon portable, avec quelques semaines de retard, revenait vers moi et que je pouvais faire une contre-expertise, mais bref. Ca aurait pu être spontanné, hasardeux et même bien, si cela n’avait pas été fait dans la foulée de mon long commentaire du matin. Bref, la qualité du service commercial semble motivée par un potentiel risque de perte de qualité de l’image du service de RdC. Mais tout ceci n’est qu’hypothèse et supputation.

Il m’est bien indiqué que je me DOIS de censurer les commentaires sur mon blog, diffamatoires et tout. Mon intervenant m’indique qu’il a été lui aussi, étant blogger, de l’autre côté de la barrière, me narrant avec réalisme cet ami qui a dû vendre sa maison en perdant un procès car sur son blog, un vil internaute avait traîté un grand groupe de « voleurs » (c’est dur quand même). Après, monsieur RdC me dit qu’il ne s’agit en rien d’une menace, me dit qu’Internet c’est des règles à respecter; ce que je conçois. N’étant pas non plus un recelleur de matériel appelant au crime, pédophile, raciste, xéno/homophobe et tout. Je suis un chic type (je lui dis), je paie mes impôts, sans me plaindre, je ne gueule pas contre le prix de la hausse du gaz, contre le président qui fait des bourdes énormes à l’heure où la France perd ses enfants sur les terrains de guerre, etc…

Il est vrai que je ne suis pas parfait, je suis dans une ville de « bobos », ayant élu Voynet, je roule à vélo, j’ai envie de faire une expérience végétarienne prochaînement et tout.

Alors j’ai agi contre mes convictions et ai fait usage de ma puissance de frappe de censeur et administrateur de ce blog… j’avoue tout. Même mieux; je vais faire du préventif.

Mesdames, messieurs… je vous prierai de ne pas faire de diffamation… en particulier contre des honnêtes (c’est pas diffamatoire de mettre un qualificatif (même bon) + nom de société ?) vendeurs.

Par contre, si comme moi vous vous estimez déçus par des services que vous jugez exécrables, n’hésitez pas… on a encore le droit (pour le moment).

Alors ce dernier parapgraphe est adressé à l’intervenant de RdC (oui, il est là , parmi nous) :

Vous avez souhaité que je mette fin aux propos diffamatoires… c’est fait.
Vous avez demandé que je fasse attention à l’avenir, que ça ne me plairait pas qu’on ouvre un blog avec « Mathieu [MONNOM] est un connard »… bien sûr que non, même si je serais intrigué par le contenu (je ne doute pas qu’il y en aie, mais quand même)… Bref, JE FERAI attention à l’avenir.
Vous avez exprimé la volonté (presque en qualité de rédacteur en chef d’un quotidien) que je tienne aux courant mes lecteurs (j’hallucine encore) des avancées de mon dossier, maintenant que nous avons commencé. Et bien nous allons faire SIMPLE. NON. Comme dit dans le commentaire de ce matin et il y a quelques minutes par mail : je souhaite complètement coupe les ponts avec votre société, auprès de laquelle je ne SOUHAITE PLUS AUCUN échange, renvoi, avoir, cadeau, cigares cubains… RIEN. Finish… Over. Déçu je resterai et… nous n’étions pas fait pour aller ensemble; il faut s’y faire. J’irai chez les autres qui m’ont moins déçu, même dans les tempêtes traversées. Il n’est pas diffamatoire de vous le dire… je suis même dégoûté par ces méthodes que vous appelez « suivi client ».

Sur ce, j’invite tous les internautes à faire quelques recherches sur le web, pour constater la « qualité » du « service client », sur les forums, blogs et autres espaces de discussion, vous serez étonné.

Le G-Funk français

Tout a commencé un Vendredi, au travail, attendant mon week-end comme beaucoup d’autres français. J’errais sur Dailymotion, à la recherche de rien en particulier (c’est une constante contemporaine), et entre deux clips de raps de La Clinique (ce groupe que j’adorais tant) je vois un lien vers une vidéo de Papillon, un membre du groupe.

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L’OVNI s’appelle « Qui m’aime me suive » et c’est donc de Papillon

En fait, je ne sais pas si tu es comme moi cher lecteur après visionnage du clip ?

Enfin je me suis dit c’est comme Alain CHABAT et sa parodie « Flou de toi », j’ai cherché le produit derrière, un film, une caricature, une quelconque dénonciation. Mais rien, mes aïeux, pire que ça même; c’est du vrai, du lourd.

En 1996, j’ai déploré le décès de Tupac, un soir à la radio, on nous affirmait que ce gangster artiste, pauvre gosse à la base, s’était retrouvé en mauvaise posture et venait de succomber suite à une fusillade, que dis-je, une exécution en plein boulevard à Las Vegas. Bref, le résultat de toute une vie de malheurs, de violence, d’incarcérations et autres.
Les Etats-Unis tels qu’on les connaît, ont du sang dans la fondation du moindre Etat, depuis les vagues successives de colonisations, de massacres d’autochtones, de ségrégations et autres. Puis il eut aussi les gangs qui, après que les EU aient été coupés dans le sens Nord/Sud, ont crée une scission Est/Ouest. Les Crips et les Bloods se sont fait les pire misères du monde, tels d’anciens esclaves de la vie, devenus eux même bourreaux entre eux.

Comme dans beaucoup de cultures, et de ramifications culturelles hérités naissent bien souvent des mouvement artistiques, y compris majeurs tel le Jazz et un de ses fils, les Hip-Hop. De ces luttes, en héritage du grand père Funk, des branches comme le P-Funk puis au début des années 90… le G-Funk.

Le G-Funk est, tel que je le connais un mouvement moins protestataire, mais ses racines plongent profondément dans les misères de l’esclavage, des discriminations passées, etc… il est musicalement enfant illégitime de la funk et du rap « west-coast ». Un des plus charismatiques représentant serait Warren G; avec un son comme Regulate par exemple :

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…exemple parfait pour diffuser cette ambiance de Gangsta Funk, parce qu’on parle bien d’une ambiance de gangs, de la Californie ultra-violente et des ces guerres fratricides qui déchire les quartiers de L.A. Warren G est un des fruits de ça, et demi-frère de Dre aussi, co-fondateur de Death Row, le label. Label où les artistes terminent soit tués par balle, soit millionnaires du disque et stars… tués par balle… dont Tupac.

Et puis il y a Papillon, le membre de la Clinique. Alors OUI, il a connu Aubervilliers, le 93 et un Paris difficile, mais putain la France c’est pas les States bordel ! Heureusement d’ailleurs. Alors quand je vois ce genre de clips, tourné dans on-ne-sait quelle banlieue pavillonnaire sympathique, avec des petits amis français qui s’amusent à se déguiser ça me fait bien marrer. Bien sûr, le rap, la funk, le rock et tout… on se déguise, c’est normal; comme Marylin Manson, les jeunes jouent à se faire peur, à se grimer et taper dans les portes en guise de rebellion quand les parents les appellent pour dîner. Mais là Papillon c’est plus un môme; il s’amusait bien avec la Clinique, ils se déguisait déjà et avait ses petits propos myso; comme tout rappeur qui se respecte.

Quand je le vois se dandiner dans un style totalement pompé, que dis-je… à ce point ridicule, réléguant les danseurs tecktonik au rang de gens trop sobres, vantant les mérites de la vie de gangster dans le plus grand sérieux, c’en est même plus risible, c’est pitoyable. C’est bel est bien la première fois que je vois un papillon redevenir larve; un être maléable, modelé sur un modèle étazunien qui LUI avait l’originalité de la démarche et arrivait véritablement à nous plonger dans son ambiance violente et délurée.

J’espère que tu n’auras pas de succès Papillon et toute la clique Bandana, que tes sessions resteront au stade Bobino, car tu fais du mal au G-Funk, à celui de Death Row.

Gardez vos sons, ils sont quand même bien, je ne renie pas les concepteurs sonores derrière qui sont doués et arrivent à reproduire les sonorités, user avec maestria de la Talk-Box, mais innovez bordel !

4 films bien inégaux

Récemment, j’ai vu 4 films. 2 au ciné et 2 à la maison sous mon alèse brodée et parfumée à la lavande. Match nul je dirais.

Wall-EJe procède par ordre chronologique en vous parlant de Wall-E. Nouvelle perle Pixar (on commence à être habitué). Apparemment tous co-produits désormais par Disney, on peut s’attendre à avoir beaucoup d’eau dans un sujet qui aborderait des les sujets de polémiques contemporaines. En l’occurence c’est bel et bien d’écologie dont il est question, de consommation durable et de respect.

Alors bien entendu, il aura fallu quelques critiques, journalistes, essayistes pour percevoir des nuances politiques extrêmement profondes dans ce film, des aspects freudiens dans le moindre recoin de chaque film d’animation; il ne faut pas non plus exagérer. Ca reste quand même un film accessible, plus orienté pour les mômes que je ne l’aurais d’ailleurs imaginé, mais Wall-E est quand même un héros auquel on s’attache. Un robot doué de sentiments (je vois des collègues crier à l’hérésie) et qui est particulièrement attachant dans toutes ses entreprises.

Je conseille vivement ce film à toute la famille, ça change clairement des morales foireuses de pas mal de Disney que l’on a pu connaître jusqu’à présent, même si bien entendu, le dénominateur commun reste quand même l’amour, la paix et tout ce qui arrache les larmes, mais cette petite note politisée n’est pas pour déplaire.

Le premier jour du reste de ta vie

Le premier jour du reste de ta vie… qu’en dire ? Difficile. Mais je crois qu’avec le recul je vais le malmener de plus en plus ce film. Les actreurs sont pourtant très bons, quasimment sans aucune exception. La musique est bien trouvée, les blagues marrantes… toutes… les rebondissement, heureux ou pas aussi…

Mais ce qui me chagrine, c’est qu’on a l’impression pendant deux heures de regarder une suite de scénètes, parfaitement emboîtées, construisant une « morale générale » au film pas suffisement bien dissimulée (l’importance des rapports familiaux et l’acceptation de l’imperfection de ceux-ci). Des petites séquences en alternance de hauts et de bas, ressemblant presque toutes à des publicités Nescafé… presque trop efficace. Tout le monde pleure dans la salle, car des gens meurent, puis tout le monde pleure, car les gens se marient, puis tout le monde pleure, car les gens naissent, bref… le sol du ciné est jonché de mouchoirs en papier presque. C’est une comédie au final… narrant la vie sur un peu plus d’une génération, d’une famille moyenne++, avec les problèmes de chacun et chacune. C’est beau comme un napperon en dentelle fait par mamie, posé sur le réfrigérateur.

James Bond - Casino RoyaleAhhhh, je le VOULAIS ce Casino Royale, et puis comme en ce moment, y’avait quelques rediffusions des anciens James Bond… ça a provoqué en moi l’étincelle. Je me voyais déjà devant ce film chargé en scènes d’actions improbables, avec des cascades qui le sont tout autant. Avec ce connard en costard qui fout des beignes à je-ne-sais quel terroriste basané et qui a une puce GPS dans le bras et l’hémisphère cérébral droit dans le slip. Bref… j’ai pas été déçu : testostérone, sang, cris, nibards et grosses caisses… waow, j’en suis encore tout chose.

Mais par contre… tout ceci a volé en éclat à plusieurs reprises… le film est tellement rempli de publicités qu’il donne l’impression d’avoir été totalement financé par cette dernière. La ligne de l’indescence est allégrement franchie vis-à -vis des quasi spots de réclames qui font irruption en plein milieu de scènes presque accrocheuses. James Bond appelle le room service et commande sans la moindre gêne (pourtant on lui a dit qu’il y avait les caméras) « un caviar Beluga et un champagne Taittinger ». Pendant tout le film, nous sommes régulièrement nez à nez avec son manifique téléphone Sony-Ericsson dernier cri ou sa Rolex, ainsi que face au revers (logo BIEN visible) avec son ordinateur portable Sony VAIO. Puis le réalisateur fait un plan bien appuyé sur l’avant de la voiture en pleine course, avec au premier plan… le joli logo de sa Ford dernier cri également. Les courses à pieds ne sont pas épargnés et les plans débutent ou se terminent inéxorablement devant des magasins Louis Vuitton, et autres joyeusetés. Il me semble (je vais quêter à la recherche d’une confirmation) que même un millardaire de ce monde, en la personne de (Sir) Richard Branson (boss de Virgin) s’est payé l’apparition dans le film (portiques de sécurité à l’aéroport). Les marques ne sont plus QUE affichées, elles sont citées et même vantées, retirant tout le charme de la chose. Du luxe même… (quand bien même on s’attache à ça) pour laisser court à une vague pub bien ordurières.

Je sais… James Bond a TOUJOURS fait de la pub, mais là , un nouveau cap vient d’être franchi. C’est peut-être ça la nouvelle génération des BOND.

SickoDans un registre diamétralement opposé, après avoir loué JB-CR, j’ai loué Sicko (enfin c’est la légende qui le dis, car j’ai dépêché Malika pour le faire en fait). Ce dernier M. Moore est équivalent à ses prédécesseurs dont je suis assez fan, à la seule différence que l’on perçoit cette fois la différence de moyens.

Avant tout, car il faut que je montre patte blanche afin de vous faire preuve de ma neutralité quasi irréprochable : je ne suis pas un anti-américain primaire. Je suis anti-américain sur beaucoup de sujets mais j’adore énormément d’autres choses propres à leur culture ou leur mode de vie.

Sicko est une sorte de reportage scénarisé (le style Moore) concernant le régime de protection maladie des étazuniens. Là bas… tout est privé (malgré les tentatives passées) et près d’un américain sur cinq n’est pas assuré. Entre les refus pour diverses maladies, le sur(/sous)poids, les EU ont une protection santé foireuse, ce n’est pas nouveau. Je ne vais pas dérouler la chose longuement, le film le fait assez bien et je vous le conseille vivement.

Je ne me lasse de revoir la tronche de M. Moore qui découvre S.O.S. Médecins (« vous allez chez les gens pour les soigner ??? ») ou qui se rend compte qu’on ne paie pas pour se soigner dans un grand nombre de pays, etc.

Le final est splendide (c’est surtout vis-à -vis de celui-ci que j’évoquais les « moyens » des films de Moore), il pourrait même justifier l’humiliation d’une frange importante d’américains et remettrait en cause beaucoup de leurs précepts. Vous en avez l’eau à la bouche, hein ?

Jusqu’ici tout va bien

C’est l’histoire d’une patronne dévouée corps et âmes aux dirigeants d’entreprises de son pays; Laurence PARISOT.

A l’image d’une consommation en chute libre, elle va elle même se laisser choir sur de jeunes étudiants à l’X (on se calme les tordus), pour l’université d’été du MEDEF. Evidemment, pas la peine d’imaginer que celle-ci va se suicider non, elle déploiera un parachute… doré, qui sait.

La descente risque d’être rapide, mais elle s’est entraîné avec les plus grands de la discipline et sera accompagnée par d’autre amis de sa branche. A deux pas des 49 ans, ce n’est pas rien. Mais comme tout bonne sportive de haut niveau (un peu de voiture de course dans sa jeunesse), elle a pris l’habitude de la vitesse; il se pourrait même que lors des sauts d’essais elle aie embarqué une ou deux valises UIMM pour améliorer sa célérité et sa percée aérodynamique. Par contre, je me demande si elle a pu, dans ce cas, tirer sur l’ouverture de son sac avec deux valises. Bref !

Que les courants ascendants la poussent vers la Chine et quelques autres pays d’Asie, qu’elle y aille en émissaire, prendre la température dans nos « délocalisées ».