Bernard Guetta

Bernard GuettaFaisons court, faisons bien

Je souhaiterais sincèrement envoyer un merci et un bravo à Bernard Guetta, que j’ai connu depuis très récemment en me documentant un peu sur lui. Mais je le connais avant tout comme chroniqueur sur France Inter.
Comment dire… c’est à l’aide de mon iPod etde la fonction « Podcasts » que j’ai découvert sa chronique « Géopolitique ». Certes cette émission est la partie visible de l’iceberg dans sa vie de journaliste (entre autres vies), mais moi ça me suffit. Dans un monde où l’on peut se permettre de choisir sa source d’informations (et c’est une richesse), si je n’avais que deux minutes quotidiennes à accorder à une de ces sources, c’est bien à Bernard Guetta que je le ferais. Il fait court, mais néanmoins clair et surtout (et c’est rare) intéressant (avec sa voix de contrebasse).

Encore bravo, encore merci .

Le podcast : http://radiofrance-podcast.net/podcast/rss_10009.xml
La page France Inter : http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/geopolitique/pres.php
Un article Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Guetta (ouiii, ça vaut ce que ça vaut, je sais)

Le Surimi, une espèce méconnue

Le Surimi, beaucoup d’entre vous en mange, parfois même régulièrement. Pourtant cette espèce est en danger permanent.

Mais avant celà , connaissez-vous vraiment le quotidien de cette splendeur à l’état sauvage ? Connaissez-vous vraiment les rouages sociaux et culturels qui régissent la vie du Surimi en communauté.

Ce documentaire n’est pas de « Planète TV » ni même un « National Geographic », c’est mieux que cela.

This movie requires Flash Player 9

(attention, certaines images de ce documentaire sont susceptibles de heurter les âmes les plus sensibles)

En tout cas, bravo à toue l’équipe de ce documentaire, à commencer par Elise (co-réalisatrice, co-productrice), puis Margot, Caroline, Romainet Simon, des hommes et femmes de courage qui ont réalisé ce chef-d’oeuvre au péril de leur vie et contre toutes formes de censure.

De la confiture pour les clubbers

Depuis un certain temps il paraît, il y a un buzz dont je ne suis pas au courant. Et c’est Daniel Schneidermann qui me l’apprend, avec son arretsurimage.net, la loose. Oui, un buzz, car il est presque ostentatoire tant les ficelles sont épaisses, n’empêche que c’est la loose, en bon internaute comme je pense que je suis.

Venons-en au fait. Depuis quelques mois maintenant je vous parlais de Kourtrajmé, ce collectif d’artistes talentueux qui faisaient de bonnes réalisations graphiques entre autres. J’avais même fait pousser une petite bannière sur le côté du blog :

Bannière Kourtrajmé

Bref ce petit collectif fait dans le court-métrage principalement et récémment, ont collaboré avec des groupes de musiques un peu différents de leur univers habituel, il y a queques mois avec M. Youn (faut bien manger) et plus récemment sur… le polémique (sa mère !) clip de « Stress », du groupe Justice. Ce groupe, surfant sur la vague du relais-média (ils sont supers doués), je fais mon mouton avec joie pour transmettre le flambeau (que personne ne vienne me l’arracher bande de cons) et vous en parler.

Tout d’abord, comme tout bon produit marketing, pseudo-underground, mais néanmoins ultra-fashion, Justice s’entoure d’autres jeunes talents atypiques (après les prix montent-ils avec le mercato ?), et avec Romain Gavras (fils de…) du-dit collectif Kourtrajmé, qui glorifie du groupe d’un clip qui est une perle en soit. La musique est pas mal, je l’avoue, j’aime bien Justice, même si EUX ou leurs méthodes virales ont tendance à m’insupporter particulièrement. Tout d’abord, voici l’objet du délit :

This movie requires Flash Player 9

Ce clip provoque des sentiments particuliers, c’est normal. Certains ont semble-t-il oublié la barrière entre informations et œuvre musicale, peut-être parce que e groupe Bolloré détient certains médias et la barrière entre info et société de consommation est trop proche ? Je ne sais pas mais les faits sont Ici, nous sommes dans un court film, pas dans une quelconque dénonciation de quoi que ce soit (ça serait le comble, surtout pour un clip de Justice, les (non) valeurs défendues pas le groupe et le public moyen).

D’autres commencent à hurler sur tous les toits que tel ou telle chose serait repris pas les mouvements d’extrême-droite… et alors ? Libre à eux de jouer la carte de la désinformation et du détournement en utilisant les images ? Cela ne serait pas nouveau et de la matière ils ont déjà partout (non, c’est sans allusion à ce qui leur colle au cul, ça tout le monde le constate déjà ).

L’indignation est très forte autour de ce clip, d’autres vont aussi se targuer du fait que des jeunes noirs et arabe cassent tout. Et alors merde, une loi sur la parité « raciale » (je déteste ce mot) au cinéma comme chez les américains ? Je pense que les bien-pensants qui jouent dans le registre auraient préféré qu’il y aie un méchant noir, un méchant arabe, un méchant blanc, un méchant chinois (non, ça on le sait déjà ), et un méchant hinuit ? Merde, connaissant Kourtrajmé et leurs réalisations, ils ont dû faire appel aux sources vives de Montfermeil et basta.

On entend aussi des plaintes sur l’infuence chez les jeunes. Le problème reste entier dirais-je, pas plus et pas moins qu’avec les jeux-vidéo depuis des années (et via d’autres médias depuis encore plus longtemps). Doit-on interdira GTA 4 ? Les films porno ? Etc… Toujours la même rengaine. Des gamins fragiles, malheureusement il y en a, la société les gère tant bien que mal (même si, actuellement je dirais TRES mal) et il y en aura toujours.

Jamais l’art (je parle de Kourtrajmé) ne devrait ployer devant la société et/ou ses dirigeants, on connaît les dégâts, et au passage, je suis à 100% pour le maintien en librairies des livres comme « Rose bonbon » (de Jones-Gorlin) même si l’horreur de la pédophilie est.

Ce clip est pour moi l’aboutissement fiction en mouvement de 28 millimètres et du reportage 365 à Clichy/Montfermeil. Certains ont fait beaucoup de liens-références avec d’autres films, mais beaucoup sont erronés. Moi j’y ai vu Balavoine, pas vous ? Ceux qui n’y ont vu que de l’actualité n’ont peut-être pas le recul nécessaire. Je pense aussi que ce qui choque c’est que le thème soit un des axes de l’élection de notre président de la République peut-être et auraient fait un rapprochement haineux avec le programme du candidat. Joli coup de pied en pleine poire en tout cas. Au moins les esprits ont un peu bougé, tout comme l’a voulu justice, nous sortant de la léthargie complète des clips simili pornographiques de R’n'B/Dance ou ceux d’Universal aux tons pastels aux faux accents bobos (je pense à celui de Jenifer en particulier).

Là où ça me choque enfin, c’est ce choc entre a mercatique mercantile (j’aurais du rédiger ça un mercredi) de Justice et la démarche plus désintéressée (en apparence peut-être) du collectif Kourtrajmé. Faut bien manger c’est vrai, et il est vrai que le milieu est difficile.

Quelques liens :

Et puis pour ceux qui pensent TOUJOURS ou ENCORE plus que les noirs et/ou leurs bites sont la source de bien des malheurs dans le monde. Pascal SEVRAN est décédé, on reste donc dans le 9-3… Sevran, Clichy. Oh bon, ça va hein, pleurez pas… de rire.

Mes yeux sont grands ouverts

Depuis quelques années, depuis « Le cercle – The ring » (à ne pas confondre avec « The ring » ou tous les films cochons que vous vous pouvez connaître en relation avec ça), je m’étais promis juré (bavé) que je n’irais plus jamais voir le moindre film d’épouvante. Il est vrai que dans ma prime adolescence, je me délectais des « Bad taste », d’autres nanards comme le « Blob » et autres films sanguinolants, puis le dégoût fût, je me suis orienté anecdotiquement sur des films plus fouillés dans la terreur et plus économes en hémoglobine (« question de goût » me souffle Dracula dans l’oreille). Mais avec l’âge et l’incontinence, je me vois de moins en moins hermétique de la vessie devant ce type de film. Oui, je suis une lopette qui aime les films prise-de-tête (pour rien bien souvent) mais qui au moins, EUX, le mérite de ne pas faire sursauter. Ainsi j’ai pu découvrir les joies de Bollywood, les Buster Keaton et autres mais je le dis et je le répète, je m’étais promis de ne plus craquer devant le style horreur/épouvante. Et puis étant de nature timide, jamais je ne m’aventurais devant l’étagère « horreur » chez mon loueur de K7/DVD, car… c’était trop près des pornos voyez-vous.

Mais récemment, j’ai eu une bande-annonce magnifique devant moi… celle de Cloverfield. Un de ces films que l’on classe entre « Fantastique » et « Guerre », dans l’armoire « Films de merde », entre un Steven Seagal et un Wesley Snipes. N’empêche que ce côté film amateur, caméra DV à la main (aujourd’hui, elles ne se portent plus à l’épaule, c’est has-been !) et des effets spéciaux magnifiques ont failli me pousser à aller le voir. Il semblerait que j’aie eu un peu tort d’après certains amis, ça se regardait volontiers, sans être la merde de l’année non plus.

RECDans la foulée de ce film, j’ai vu la bande annonce de REC. Sur le même principe, à savoir un film totalement filmé à la manière d’un reportage en brut m’a bien attiré, sauf qu’au bout de quelques petites secondes de bande-annonce, j’ai vite fermé les yeux d’effroi pour me lover autour de ma belle. Effrayé par a qualité de l’épouvante. Mais tel un bambin devant l’interdit, je me suis permis quelques téméraires œillades vers l’écran sur lequel se déroulait l’action, et par delà la frayeur qui m’habitait, je n’ai pu que m’étourdir devant le réalisme de la chose et la qualité de la chose.

Après m’être vu imposer un « film de filles » récemment (entre « Fantastique » et « Film de merde » chez tous vos loueurs de DVD), j’ai ourdi mon traquenard ce Dimanche matin en imposant ce film à la belle. Quelle fût mon erreur. Ce film est fantastiquement horrible, je n’ai dû subir l’horreur qu’avec délectation. Ce film est tout bonne flippant, pas énormément violent au niveau du carnage humain, mais terriblement remuant. C’est une montagne russe, avec certes quelques clichés cinématographiques (quoique bien rodés je pourrais dire); la peur ne se fait pas à la fin d’une simple baisse de volume sonore alors que les « héros » commencent à se rasséréner, non. La peur est partout autour du spectateur, car le spectateur EST la caméra, il est son micro, la moindre de ses prises. Je n’ai pas pu me lever, j’étais cloué à mon siège, comme si, en me levant quelque chose allait m’arriver, quelque chose de terrible.

Allez voir ce film, mais prévoyez un change propre et un cinéma avec des toilettes propres pour se changer après. Quant à moi, je ne sais pas à quelle heure je vais me coucher ce soir, mais ça ne sera pas pour tout de suite je crois. Je vais aller faire des pompes, vu que la piscine est fermée.

Sinon pour au moins deux lecteurs(/rices) du blog, j’ai unebonne nouvelles, si vous n’en avez déjà pas entendu parler, mais les « Chroniques de San Francisco » ont vu une suite paraître; « Michael Tolliver est vivant« . Voili voilou !