Hallucinante rhétorique
Bonjour lecteur, me voici de retour après une longue absence.

Hier soir, notre président a parlé.
Dans un registre qui me suprendra à chaque fois. Un applomb (dans le corps ?) énorme.
Des phrases dans le style : « [...]vous savez madame CHABOT, j’étais aux côtés de ce policier blessé, mutilé par cette bande de voyous à coups de barre de fer, devant sa femme, enceinte[...]« … aurait-il pu au moins rajouté à combien de temps du terme elle était ? Quels étaient les derniers résultats de l’amniosynthèse ? Merde, il perd en qualité !
Enchaînant sur des… « [...]madame CHABOT, j’étais aux côté de cet homme, ce brave agent des forces de l’ordre qui a reçu – rendez-vous compte madame CHABOT – 18 plombs dans le corps ![...] » puis des « [...]cet homme, ayant perdu son oeil, une balle étant passé sous sa visière… rendez-vous compte madame CHABOT[...]« .
Aujourd’hui, cette technique est bien connue. Elle va prendre par les gamètes le téléspectateur, lui faire comprendre que derrière sa porte, la mort rôde à lentes enjambées, telle celle-dont-on-ne-doit-prononcer-le-nom; la racaille dégénérée. Celle qui viole un Dimanche matin dans le RER (une heure normalement convenable pour ne pas se faire violer selon notre président… comme si… bref).
Les émeutes, cette manifestation horrible de la « vouyoucratie », qui nous touche tous n’est pas un phénomène « social », mais selon notre président, il y a un lien avec « [...]voyez-vous madame CHABOT, des personnes qui se lèvent à midi pour ne pas travailler[...]« , des parasites… paradoxe ? No lo sé !
Et *pouf*… sans transition comme aurait pu le dire PPDA, apparaît dans quasimment la même phrase : « l’immigration choisie », un raccourci bien agréable, mais que vient-elle faire là ?
« Rendez-vous compte madame CHABOT ! »
