20 Minutes pour convaincre ?

Tout d’abord, les cinq articles de « 20 minutes » en question :

PDF 32 pixels Edition du 19 Février
PDF 32 pixels Edition du 20 Février

PDF 32 pixels Edition du 21 Février

PDF 32 pixels Edition du 22 Février

PDF 32 pixels Edition du 23 Février

On va dire que je n’éprouvais jusqu’à présent pas la plus grande affection envers les journaux gratuits. Soit.

Je m’en rends vraiment compte aujourd’hui, le journal 20 minutes est une sorte de bâtard, rédactionnellement descendant probable du Parisien, de France Soir (avec quelques clin d’oeil à un je-ne-sait-quel « PC Achat »).

Dans leur « spéciale » Tribunal de Bobigny (dans les premières pages de chaque numéro), ils font mention de toi à plusieurs reprises et tu as même le droit à quelques photos. Tu m’as dit qu’ils t’avaient suivi quelques jours, interrogé à plusieurs reprises sur ton métier. Mais de là à tomber dans une telle déchéance, à la limite de la calomnie… 20 minutes est décidément bien bas dans mon estime.

En gros, le tableau à été dépeint avec un oubli délibéré d’objectivité dans leurs articles. On t’a carrément qualifiée de laxiste, soyons clairs. Le plus drôle est qu’en jettant en pâture au web-lectorat, on rencontre des gens capables également de juger ton métier, en balaçant quelques consignes de vote (ou de « non-vote »).

Je n’ai jamais reproché à une presse ou une autre d’être orientée vers telle ou telle mouvance politique, mais de là à en tomber dans un arbitraire aussi vide de sens.

Après lecture de ce genre d’article, il est indéniable que l’on aie un minimum envie de guillotiner quelque délinquant mineur. Présenté ainsi.
Tu es sans nul doute une bonne éducatrice pour ces gamins, douée d’impartialité, de pondération et capable d’une empathie on-ne-peut-plus professionnelle… et une bonne mère au passage…

BRAVO ET MERCI !

PS si tu me lis : garde la pêche et ne tiens pas compte des détournements.

La môme

« Chéri, on va au ciné avec les Sophie Vendredi prochain. »

« Cool, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas fait un ciné avec des amis » (là … ça va bien)
A J-2 :

« On va voir ‘La môme’ ».

Le moins enthousiaste qui soit : « Ah… »

La môme je n’ai pas envie de le voir. Sa vie à cette greluche, je la connais, elle est triste, je ne renie pas son talent, ses performances vocales et sa personnalité. Mais de là aller la voir dans LE film de l’année, plebiscité par Drucker récemment, avec même (waow) l’apparition de Depardieu dedans, géniaaaal (toujours aussi peu enthousiaste).
En plus Marion Cotillard… Ma-rion Cotillard… pour moi une artiste condamnée à rester dans le cadre Taxi (et un, et deux et trois fois zéro (bientôt quatre)), avec le charisme d’actrice d’une éponge Spontex. Bref, youpiiii (toujours aussi joyeux).

Bon, le rendez-vous est pris, je traîne des pieds en me disant que le café précédent le cinéma me requinquera de ma douloureuse semaine de labeur.

Ah non ! Un autre point positif : une superbe bande-annonce tiens ! Ratatouille. Un nouveau chef-d’oeuvre d’humour, signé Pixar.
Le film commence et là … que dire ? Où est Marion Cotillard bordel ? Ou est la mauvaise actrice avec des répliques à la con ? Où est passé mon cynisme. Evaporé face à une prestation hors-du-commun de l’actrice (sans parler de son maquillage qui nous met face à ce petit bout de femme). L’ambiance est véritablement glauque, la couleur est annoncée dès le début du film avec ce malaise sur scène, qui la plongera en quelques mois vers le grand saut final.

Les rengaines de la Piaf prennent une tout autre teinte avec une telle prestation d’actrice que celle de la môme Cotillard. Certes, je savais bien que ses chansons, la Piaf, elle les ressentait, elle les vivait. Mais ça va encore plus loin, j’ai cette impression flagrante qu’elle les ressent, hic et nunc, et c’est tout bonnement bluffant ! Un film qui fait mal et à multiples reprises.

J’ai pris une gifle monumentale, je l’admets et je m’excuse pour toute la mauvaise publicité que j’ai pu faire de ce film avant d’aller le voir. Que dire d’autre ? Que Marion Cotillard mérite une paire de palmes au minimum ? Ca va de soi. Qu’elle mérite un Oscar aussi, un Golden Globe, un Tiramisu d’or du festival de Venise, un abonnement à vie au KFC que sais-je ?
Mais elle a déja réussi (et le réalisateur) à bénéficier d’une récompense unique… un silence de mort, pesant, lourdement palpable. Une salle abasourdie et vautrée dans sa chaise au rallumage des lumières dans la salle. Un état de choc après un de grâce. Des larmes d’hommes et de femmes plongés dans tout sauf de la tristesse.

J’en ai vu des « films à pleurer », qui arrachent les perles lacrymales aux forceps dans une salle, mais là … on est loin de ce manque de disctinction, loin de cette méthode que je considère comme typique du cinéma américain ou indien, ce même cinéma qui multipliera les plans resérrés sur les proches d’un quelconque défunt, fondant en larmes.

Mais ç’eût été trop facile, trop évident, la douleur peut s’exprimer de bien d’autres manière et je l’ai bien compris. Un film, qui malgré tout, m’a fait un peu relativiser sur le rapport à la mort au final.

Allez le voir !

Allez le voir !

Allez le voir !

Allez le voir merde !

En fait…

Saviez vous que, si, mais vraiment si… que, euhhh vous prenez, enfin pas tout de suite, mais parfois, ça risque peut-être de, euhhh… Nonon, je diras plutôt que la main, dans la piscine, elle est mouillée, et parfois, elle est pas chaude, alors comment avouer, à elle surtout que… N’empêche qu’il, enfin absolument, ne faudrait pas, surtout toujours ne pas ne pas ne pas faire le contraire de l’autre. Celui qui pense que si on ne va pas jusqu’ici… Non ?

Et puis c’est mon blog et j’écris ce que je veux ! Merde alors !

(et votre oeil a fait à peu près 300 mouvements)