Bon anniversaire papa

Tu es né le 267ème jour de l’année. Sache-le !

Les 24 Septembre à travers l’Histoire :

  • 1499 : Traité de Bâle marquant l’indépendance de facto des cantons suisses vis-à -vis du Saint Empire romain germanique.
  • 1513 : L’armée suisse attaque Dijon.
  • 1688 : Début de la guerre de la Ligue d’Augsbourg.
  • 1803 : Georges Mouton est promu colonel au 3e régiment d’infanterie de ligne .
  • 1853 : La France prend officiellement possession de la Nouvelle-Calédonie.
  • 1874 : Alternative à Séville de José Sà ¡nchez del Campo dit « Cara Ancha », matador espagnol.
  • 1941 : Le général de Gaulle constitue le Comité national français et réorganise le Conseil de défense de l’Empire. Entrée en fonction d’André Diethelm comme Commissaire à l’intérieur de la France Libre.
  • 1946 : Fondation de la Cathay Pacific Airways à Hong-Kong. Elle est aujourd’hui l’une des meilleures compagnies aériennes du monde.
  • 1953 : Le premier film en Cinémascope est projeté.
  • 1973 : Prolongement à l’est jusqu’à Créteil de la ligne 8 du métro parisien.
  • 1973 : La Guinée-Bissau et le Cap-Vert (pays d’Afrique) se proclament indépendants.
  • 1998 : Passage de l’ouragan George dans les Caraà ¯bes fait plus de 400 morts.
  • 2000 : La durée du mandat présidentiel passe de 7 à 5 ans en France.

Les naissances du 24 Septembre :

  • 15 : Vitellius, empereur romain
  • 1844 : Max Noether, mathématicien allemand.
  • 1870 : Georges Claude, physicien, chimiste et l’inventeur de l’éclairage au néon
  • 1896 : Francis Scott Fitzgerald, écrivain américain
  • 1911 : Konstantin Tchernenko, homme politique soviétique
  • 1924 : Jean-François Deniau, homme politique français et écrivain, académicien et ancien ministre
  • 1930 : John Young, astronaute américain
  • 1942 : Linda McCartney (née Linda Eastman), épouse de Paul McCartney et claviériste
  • 1953 : Patrick DUJARDIN

Les décès un 24 Septembre :

  • 768 : Pépin III dit « le bref »
  • 1143 : Innocent II (Gregorio Papareschi), 164ème pape de l’église catholique romaine.
  • 1438 : Jacques II de Bourbon-La Marche, comte de la Marche.
  • 1626 : Théophile de Viau, poète et écrivain français
  • 1877 : Mort au combat de Takamori Saigo, le dernier samouraà ¯
  • 1944 : Aristide Maillol, sculpteur français
  • 2004 : Françoise Sagan, écrivaine française
  • 2004 : Pierre de Hauteclocque résistant français.

Quelques légers évènements (en vrac) de l’année 1953 :

  • Le 20 aoà »t : Déposition du Roi Mohammed V par les Autorités du Protectorat Français au Maroc suivie d’une grave déterioration des rapports franco-marocains.
  • Le 26 juillet : Attaque manquée d’une caserne, à Santiago de Cuba, par Fidel Castro et des partisans, condamné, puis amnistié, Castro se réfugie au Mexique.
  • Mexique: obtention du droit de vote féminin
  • Le 7 janvier : le président Harry Truman révèle que les états-Unis possèdent la bombe à hydrogène quelques jours avant de terminer son mandat à la présidence puis début de la présidence républicaine de Dwight D. Eisenhower (fin en 1961).
  • Le 9 novembre : Indépendance du royaume du Cambodge, obtenue pacifiquement par la prince Norodom Sihanouk.
  • Le 14 janvier : Joseph Tito devient le président de la Yougoslavie.
  • Le 16 juin : émeutes à Berlin Est, intervention des blindés soviétiques (16-17 juin).
  • Le 23 octobre : début de l’insurrection en Hongrie.
  • Le 5 mars : Mort de Joseph Staline
  • Le 12 aoà »t : L’URSS fait exploser sa première bombe H.
  • Le 2 juin : Seize mois après la mort de son père Georges VI, élisabeth II, est couronnée reine du Royaume-Uni et du Commonwealth – Première retransmission internationale d’un évènement en direct par la télévision.
  • Le 9 janvier : Marguerite Ruest-Pitre monte sur l’échafaud à la prison de Bordeaux, après avoir été jugée coupable de participation dans un complot qui entraîna la mort de 23 personnes en 1949 dans l’explosion d’un avion en plein vol à Sault-au-Cochon, au nord de Québec.
  • Le 12 janvier : Ouverture à Bordeaux du procès des meurtriers d’Oradour.
  • Le 6 mai : Charles de Gaulle rend leur liberté aux élus du RPF, ce parti est donc dissous.
  • Le 14 mai : Création de l’hebdomadaire « l’Express ».
  • Le 4 juin : Investiture manquée de Pierre Mendès France.
  • En aoà »t, grève générale des services publics. 4 millions de grévistes pendant un mois.
  • Le 23 décembre : Aux élections présidentielles, René Coty est élu au suffrage indirect au 13e tour de scrutin par 477 voix contre 329 à son adversaire édouard Naegelen. René Coty sera le dernier président de la IVe République, et succède à Vincent Auriol.
  • Déflation de 1,8% (ehhh oui)
  • Création du de la société de crédit « Cetelem » par Jacques de Fouchier (grandiose !)
  • Le 2 mai : Hussein de Jordanie est couronné Roi
  • Le 18 juin : Le Général Mohammed Naguib proclame la République en égypte.
  • Le 13 octobre : Sir Winston Leonard Spencer Churchill (Winston Churchill) reçoit le prix Nobel de Littérature.
  • Le 29 aoà »t : La souris mexicaine Speedy Gonzales fait ses débuts dans un dessin animé de Warner Brothers.
  • Le 15 avril : Charlie Chaplin renonce à vivre aux états-Unis et s’installe dans le canton de Vaud en Suisse, à cause du harcèlement des ultras de droite au Congrès américain.
  • Le 10 décembre : Premier numéro du magazine Playboy avec Marilyn Monroe en couverture.
  • Le 18 mai : Jacqueline Cochran est la première femme à passer le mur du son, aux commandes d’un F-86 Sabre, au-dessus de la Californie – le 3 juin 1964, elle atteignit la vitesse de 2300 km/h, soit deux fois la vitesse du son, établissant un nouveau record.
  • Le 10 septembre : La compagnie « Swanson » vend son premier « TV Dinner », un repas congelé prêt à aller au four.
  • IBM se lance dans l’informatique avec son modèle IBM 701.

Sache d’autre part que cette année sont aussi nés :

  • Ahmed Shah Massoud, homme politique et militaire afghan (décédé le 9 septembre 2001)
  • 1 janvier : Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères
  • 3 mars : Zico, footballeur brésilien
  • 6 mai : Tony Blair, homme politique britannique
  • 7 juin : Johnny Clegg, chanteur sud-africain, militant contre l’Apartheid
  • 11 juin : José Bové, paysan français et militant altermondialiste
  • 14 juillet : Dorothée, chanteuse et animatrice TV française pour enfants
  • 21 septembre : Marc Pajot, navigateur français
  • 22 septembre : Ségolène Royal, femme politique française (deux jours vous séparent)
  • 12 octobre : Serge Lepeltier, personnalité politique française
  • 14 novembre : Dominique de Villepin, Premier ministre
  • 3 décembre : Robert Guédiguian, acteur et réalisateur français
  • 4 décembre : Jean-Pierre Darroussin, acteur français
  • 9 décembre : John Malkovich, réalisateur et acteur étatsunien
  • 28 décembre : Richard Clayderman, pianiste français
Bon anniversaire encore !

Son expression préférée

Le sucre appelle le sucre

J’allais oublier

Une petite anecdote du Maroc !

Allez au restaurant qui domine la plage de Taghazout à côté d’Agadir… vous pourrez découvrir une coquille très drôle dans leur carte (c’est bel et bien une coquille… je les ai testés) :

Les Spaguettis polonaise

(cliquez sur l’image)

Le lièvre de Vatanen

Le lià ƒÂ¨vre de Vatanen
La chose fait un peu plus d’un centimètre d’épaisseur, à peine 203 pages, moins de 200 à lire et c’est rafraîchissant. J’ai mouillé comme un fjord en Avril à la fin du livre tant la surprise était impressionnante, mais je ne la vous révèlerai pas.Arto Paasilinna est le pur et dur finlandais, militant écolo je pense et aime son pays, sa nature. Si vous lisez le quatrième de couverture, vous verrez bien que la dernière phrase est « [...]Il invente un genre : le roman d’humour écologique.« . Et en effet, c’est bel et bien un style; du pur 1er degré, sans chichis, pas de prise de tête à la Houellebecq ou autre écrivain que je n’apprécie guère. Investissez 5€ là dedans, ça vaut vraiment pas cher pour un bon dépaysement. Dans toutes vos librairies ou chez Amazon (quoique il risque de coûter le double avec le prix de la livraison).

PS : Au passage, je vous conseille un autre roman de lui : « Petits suicides entre amis » (très bon aussi)

21 jours au Maroc

Introduction

Bonjour lecteur. Je rédige cette note depuis mon retour du Maroc (le 21 Août), alors bon, il se pourrait que se glissent quelques news entre temps. Elle est super longue et peu intéressante pour ceux qui ne me connaissent pas. Mais vous pourrez peut-être néanmoins apprendre un peu de ce beau pays qu’est le Maroc entre deux blagues vaseuses et des anecdotes familiales.

21 jours au Maroc, c’est un séjour qui part du 29 Août au 18 Septembre 2006. Au programme à la base : Marrakech, Azilal, Agadir, Essaouira (du suspens et une feinte au milieu). Veuillez me pardonner d’avance si vous trouvez des coquilles dans le texte, je n’ai pas encore pris le temps de tout corriger.

Jour 1

Départ planifié, organisé, répété mille fois avec Malika (non, pas sous la contrainte)… comme prévu, tout se déroule à merveille, nous nous dirigeons vers Orly (en métro + Orlybus à 6€ si ça vous intéresse). Le cul posé dans l’avion… rahh je me sens bien, pas Malika ! On va jusqu’au Maroc avec le paysage dégagé, pas un seul nuage.

L’arrivée dans la famille de mademoiselle se fait dans mes grandes pompes (ah… ah… ah…) et sans encombres. Malgré un généreux repas Air France, je ne dois que me plier à l’amabilité marocaine dans toute sa splendeur; un salade d’accueil ! Cool, ruons-nous dans nos assiettes et englouttissons ce repas digne d’un escargot de la taille d’un mammouth ! Et là … première erreur. Vous rappellez-vous du conte du lièvre et de la tortue ? Rapportez-ça à quelque chose de plus culinaire et dites-vous que nous, européens, sommes les lièvres et eux, maghrébins, sont les tortues. Voilà oà ¹ je veux en venir : repu après cette orgie végétarienne, je me suis confronté au dur labeur (les larmes m’en viennent) du second plat. Pour ajouter à l’aspect dramatique de la scène; le Maroc est réputé pour ses tajines de toutes sortes, et comme vous le savez, un tajine, ça possède un couvercle. Malgré les douces émanations de cette viande bien grasse qui me fait déjà grossir ne serait-ce qu’à l’humer (…de la paix), je m’attends au pire. Trêve de suspens, ouverture de la chose après quelques coups de brigadier (j’ai réussi à le placer çui-là ), tadaaaa ! La moitié d’un mouton recouvert de… légumes. Délicieux certes, mais ce n’est pas l’appétit qui m’a poussé à me jeter dessus (pensez-vous, je n’en avais déjà plus), on m’a jeté dedans… l’hospitalité marocaine. Bref, 2 kilos plus tard, 4 parts de melon (sucré bordel !) et 3 grappes de raisin : je meurs dans le salon d’extérieur… Je me réveille un peu plus tard… j’ai perdu 1 kilo, cool, merci le soleil qui tape à 42°C à l’ombre. Direction Jamaa El Fna, une des plus belles places du monde, au coeur de Marrakech, une des plus belles villes du monde, avec ma copine, une des plus belles filles de ma rue.

Véritable cour des miracles, on peut s’y poser dans un café qui vous permettra d’avoir une vue surplombante sur la place ou rester au sol, aller dîner dans les dixaines de gargotes du soir qui servent de la bouffe pas trop mal et pas cher du tout. Ensuite enchaîner sur une des dixaines (encore) échoppes mobiles de presseurs de jus d’orange qui vous feront un jus tout frais (si vous le faites mais que vous avez le bide fragile, refusez les glaçons). Sur la place, on vous proposera de faire du henné (évitez ou faites gaffe… parfois il est de mauvaise qualité), de poser pour une photo avec un singe réduit à l’état d’esclave, acheter de la poudre pour se protéger de divers envoûtements ou écouter divers griots raconter des histoires religieuses ou paà ¯ennes à vous faire tomber par terre (si vous comprenez l’arabe). Mais là oà ¹ j’ai vraiment flanché (pourtant j’en avais vu et entendu un certains nombre), c’est d’écouter un concert de gnaouas (ou gnawas), ce coup-ci, ils étaient bon. Les sons du tambour m’ont littéralement pris au bide, comme une envie de pleurer… vraiment étrange. Pas étonnant que ce soit une musique de transe.

Retour à la chaumière… on entasse les couvertures à même le sol et dodo. Spartiate, mais le voyage fut efficace… zZZZZzzzzzz

Jour 2

Belle-famille je vous apprécie. Grandes (interminables) discussions avec Khalifa (môssieur bopapa Bouygues), homme très sympa, bon vivant (tu dirais plus que ça Malika ?), bref un épicurien qui aime le chicoulat et le zlebia. Cousin Si’Mo a grandi, cousine Touda aussi, découverte de leur bien aimé petit frère Hamza. Terreur sur patte de 2 ans et 8 cyclindres en V… aheum ! Bref, que dalle, si ce n’est le début d’une longue série de siestes crapuleuses.

Mina coiffe Touda Belle famille LHassan et son Hamza La pastà ƒÂ¨que et Mina

Jour 3

Comme prévu, nous prenons le car pour Azilal, non, pas pour faire le kéké à Ouzoud, juste pour rencontrer une partie de la famille que je n’avais pas recontré auparavent. Très pitoresque nous disons-nous dans ce car sans suspensions entre 2 glissades sur la bas-côté et au bord du ravin… sisi, très pitoresque.

Arrivée à Azilal…

Ooooooo Wowo ooooooooooo
I’m caaaaaaaling youuuUUuuuuu

(Bagdad Café bande d’inculturés)

Disons que je me sens su-per dépaysé. Une avenue de 2 kilométres longée de bâtiments sur pas 5 mètres de large et à 150 kilomètres à la ronde, pas une ville de plus de 500 habitants je crois, que des montagnes. De belles montagnes, arides montagnes, mais belles montagnes (mais arides). Accueil chez cousine Laziza, son mari Mohamed et leurs 3 enfants Nouredine, Youssef et Morad. Après une matinée de repos basée sur un régime de Coca-Cola dans le Car (pour ne pas vomir), retour aux choses sérieuse; accueil au thé, sucreries, puis… bouffe ! De gens charmants qui me parlent de l’endroit oà ¹ est né Malika (pas loin du tout… à 2 kilomètres à peu près). Journée R.A.S.

Azilal, vue de haut

Jour 4

Après une matinée, de bons repas (auxquels je commence à m’habituer) et une sieste crapuleuse de plus : découverte des environs. Une ville oà ¹ il ne fait pas bon être touriste si vous n’aimez pas les regards insistants. Il faut avouer que nous devons être vraiment très peu à passer chaque année, hormis quelques trekkers qui se servent de cette ville comme point de départ vers Benni Mellal, oà ¹ il fait bon partir pour suer comme Laurence D’arabie en plein milieu de l’Atlas. Puis vient une soirée qui va très particulièrement me marquer.

Nous remontons sur les hauteurs d’Azilal, dans une petite bourgade rattachée à la commune, en chemin, nous croisons Jawad (un… cousin), apparemment prévenu de notre arrivée (je ne sais vraiment pas comment il a pu savoir d’ailleurs… le téléphone berbère sans doute). Il est sur son 31, cocotte à 100 pas, à en désarçonner un cavalier royal, n’empêche qu’il sent bon et présente bien. Malika nous présente l’un l’autre, il parle vachement bien français, a réussi brillement dans ses études supérieures, ainsi que ses frères et soeurs, sauf Samir (nous y reviendrons). Nous continuons donc ensemble notre ascension, puis arrivons dans ce qui pourrait être une simili bourgade de l’empire romain, blanchement pavée et avec des maisons ou l’on sait qu’ils ont eu la main lourde sur la chaux. Je pénètre dans une de ces maisons, l’entrée donne, tout droit au salon et à gauche… à une autre pièce avec de la paille au sol, et sur cette paille… il y a des vaches. Salaam les vaches ! Kidayr !? Labess ? Labess (phonétique barbare). Bref, je recontre LA famille de Malika, la pure et solide branche berbère, et désormais je comprends pourquoi elle est si pale ma brune. Que de femmes au cheuveux longs, clairs et lisses, aux yeux clairs également; du vrai berbère ! N’allez pas leur dire qu’ils sont arabe si vous souhaitez rentrer souper ce soir. Thé + Pain et Huille d’Olive… comme d’hab’ quoi. Après moultes discussions sur les destins et trajets de chacun dans les sinuosités du quotidien en zone venteuse, nous partons… nous prolongeons plutôt notre parcours dans la ville et là … Malika ? Au détour d’une petite maison en pierre, à même la terre battue (seul sol dispo dans le casto du coin), Malika m’annonce qu’elle est née et a vécu ses premières années de sa vie ici…

Waow ! C’est adorable, rustique, mais carrément adorable, la maison est recouverte de vignes (3 pieds probablement + que centenaires) au dessus du patio. Premier choc. On arrive à hauteur de la maison et second choc ! Une vue qui me tirera presque les larmes aux yeux : la vue panoramique sur une immensité montagneuse. Des montagnes arides à cette période, mais verdoyantes et avec de magnifiques champs de blé au printemps. Jawad m’épaule durant ce choc et comprend tout avant de me lancer un drôle mais vrai c’est magnifique (je n’oublierai jamais sa voix et son charmant accent).

Nous rencontrons les habitants de la maison qui ne sont pas citables dans le blog (parfois il y a des choses qu’il faut savoir faire taire). En tout cas, ce fut inoubliable et le retour se déroula sur un nuage, après une séance de photos culte avec les intéressés (Jawad est à droite avec les lunettes).

Là ƒ  oà ƒÂ¹ Malika a grandi... La vue imprenable des lieux Cousin Jawad entre autres...

Jour 5

Pour le cinquième jour, nous avonc choisi de nous éloigner à pieds d’Azilal en compagnie de l’oncle Hend (j’ai pas pu l’écrire autrement, c’est un nom typiquement berbère) et les deux plus jeunes de la maison (pour leur faire les pieds) Youssef et Morad, direction Tahabdit. Petite bourgade un peu plus éloignée que celle de la veille, mais toujours rattachée administrativement à Azilal. Tonton Hend est propre sur lui, parle quatre langues, porte un costume sur une chemise impécablement repassée, des pompes presques vernies, une raie impécable dans les cheuveux et a une moustache qui n’a rien à envier à celle de monsieur Bové. Pourquoi je m’attarde sur sa tenue ? Je vais répondre par une question : pourquoi une tenue si élégante quand il faut nous faire traverser la pampa du Maroc, les pieds sur la terre battue, en train de grimper sur des collines inclinée à 45% par endroit, jonchées de serpent et sous un cagnard qui frôle les 42° ? Je vous le demande. Le plus truculent dans l’histoire, c’est qu’entre 2 questions fondamentales sur la diction à travers les âges, le statut social des berbère schleus (rien à voir avec l’insulte) durant la période du protectorat, môssieur me demande si je chasse le lapin. Amicalement, je lui dis que… non, le lapin étant actuellement uniquement sous-vide à Montreuil, je n’avais la chance de participer aux joies de ce sport (à but alimentaire au final). Pour couronner le tout, môssieur me fait une démo digne des plus grands prédateurs humains : il me ramasse une pierre qui doit faire la taille d’une boule de pétanque et la lance brutalement sur un frêle arbre qui n’avait rien demandé à personne. Je n’ai pu m’empêcher de réprimer un fou-rire face à la virevolante mèche de cette homme qui venait d’expédier rageusement la pierre. Ce mec est fou ! Cultivé… mais fou ! J’aime bien ça.

Arrivée à Tahabdit. En fait, on arrive jamais à Tahabdit, on ne peut pas tracer de frontières là bas. Chaque maison doit être espacée d’à peu près 1.000 mètres de sa voisine. On boit l’eau d’un puit à travers son T-Shirt (pour éviter certaines choses flottantes). Nous arrivons finalement dans une des maisons de la famille. Un second puit, les pieds dessous (ahhhhhhhh, elle doit faire 8° maxi), puis (tous en coeur)… bouffe ! Gens charmants, encore une fois, le coeur sur la main. De vrais berbères, comme figés dans le marbre après des siècles. Des bijoux typiques, les tatouages typiques, la totale. L’hôtesse, du haut de son expérience avérée de la vie s’avère, qui plus est, une femme dune rare beauté malgré la rudesse de la vie en ces lieux. Nous revenons en fin d’après-midi, exténués et après plusieurs tentatives de happage à dîner. Les deux morveux, Malika pisse le sang par le nez à cause de la chaleur… de plus en plus dur. Arrivés aux bercail, nous recontrons le cancre de la fratrie qui réussit citée précédemment; j’ai nommé Samir, celui dont on me parle tant, est là . Nous sortons ensembles et, vers onze heures du soir, nous invite à prendre un pot après avoir sommé un de ses potes de ne pas fermer son café et de sortir une table et trois chaises. Samir est écrivain public, le Maroc comptant un taux de personnes illétrées record (60% je crois), y’a du taff. Il nous parle lecture et là , je suis largué, il est carrément calé et à dû lire de centaines de bouquin sur la psycho et la socio, étonnant, vu la facilité à se procurer de la lecture de base là bas. Il me parle également de carences et des dysfonctionnements du pays avec virulence, je me dis que ses propos pourraient aisément l’envoyer en prison pour un bon moment, on lui demande même s’il sait qu’il vit au Maroc. Puis bonne nuit.

Jour 6

Journée familiale, Noredine (15 ans) me fait monter sur Stah (le toit de la maison). Je comprends enfin qu’en plus des moutons qui y sont élevés, et qui y mangent les restes de nos fruits, ne vivent pas seuls. Noredine élève quatre pigeons, pas des pigeons comme à Paris, ni des pigeons voyageurs (même si on pourrait je crois faire en sorte qu’ils le puissent). Les petits européens moyens ont toutes sortes de jeux, des Playstations, des balaçoires, etc… Lui, il a mis tout son argent de poche dans ses pigeons. Quarante dirhams l’unité (3,80€ en gros pour le pigeon). Il les prend dans ses mains, me les confie, puis nous les lançons. Si vous avez vu le film Ghost Dog (avec Forest Whitaker), c’est la même chose,l je n’y crois pas; ils tournoient sur un rayon de 200 mètres, en formation serrée, agissent plus ou moins en fonction des signes que leur fait Noredine, puis ils atterrissent à sa demande… bluffé. Le soir, Noredine écoute de la musique à partir d’un lecteur DVD de salon qui a été bidouillé. C’est un prêt seulement de la part d’un de ses potes pour les vacances. J’ai une idée.

Le soir, Samir nous offre une tente du sahara miniature et faite à la main par un de ses potes, aujourd’hui, elle abrite nos portables à la maison. Même démontée, elle tient difficilement dans les bagages. Mais c’est énorme comme attention. Merci Samir.

Jour 7

Nous quittons Azilal en milieu d’après-midi avec un pincement certain au coeur. Heureusement, ce car à bout de souffle nous remet rapidement les pieds sur terre. Arrivée de nuit à Marrakech. Taxi trouvé, retour à la première maison… On évitera la bouffe, l’estomac dans les chaussettes.

Jour 8

A la première heure de la matinée, nous avons préparé un sac sans souvenir afin de décoller vers Agadir; nous reprendrons tout ça au retour final vers Paris. Après nous être loupé vis-à -vis des réservations de car, nous optons pour les grands taxis. On estime à peu près 80 dirhams par personne (7€) pour aller à Agadir 300 bornes je crois. Pourquoi si peu cher ? Parce que nous sommes 7 dans un taxi au Maroc, c’est comme ça ce qu’on appelle les Grands Taxis (3 à l’avant, 4 à l’arrière), nous ne pouvons pas nous offrir plusieurs places pour être plus à l’aise. Arrivée à la gare des taxis, nous nous confrontons à un principe économique de base qui va réorienter notre plan de route; la loi de l’offre et de la demande. En effet, trop peu de personnes font le trajet Marrakech/Agadir. Nous choisissons donc d’aller à Essaouira, Agadir attendra.

Avant arrivée à bon port, nous faisons un stop dans une coopérative (l’Etat gère et fixe les prix de vente) de fabrication d’huile d’argant. On peut y acheter de l’huile alimentaire, de beauté et sous plein d’autres formes et d’usages. Comptez 100 dirhams le litre en version brute (la plus pure) et non conditionnée (bouteilles ornées, flaconns).

Petite infos touristiques sur l’argan : parfois vous aurez des vendeurs à la sauvette sur les plages qui vous vendront l’huile dans des bouteilles bon marché. Eh bien, détrompez-vous : l’huile est dans 90% du temps pure et est au meilleur marché. Seconde info : si vous voulez découvrir les voies de l’argan, faites le triangle Agadir/Marrakech/Essaouira. Et pour en prendre plein les yeus, faites au pas la route du miel en sus, toujours entre Agadir et Essaouira; vous découvrirez le miel le plus cher et le plus goûteux miel au monde : le miel d’acacia du Maroc.

Arrivée à Essaouira, je rembarre connement un mec qui me propose une location vue sur mer à 200 dirhams la nuit et le fait patienter, croyant que nous allons trouver un hôtel qui nou accepterait comme lors du voyage précédent. Ah oui ! Je ne vous ai pas dit ? Au Maroc, étant français, je ne peux prendre une chambre avec ma moitié. L’importance des réseaux prostitution est tel (bon, c’est aussi un prétexte, il y a aussi les pressions des religieux), que la police peut à n’importe quel heure débarquer et emprisonner les couples qui n’ont pas d’actes de mariage et dans notre cas. La loi s’est véritablement renforcée depuis notre dernier passage en somme. On fait marcher arrière, direction la gare de taxi afin de trouver un… agent immobilier (mouahahaha), le chauffeur nous dit en route connaître une amie qui a des amies, qui louent leurs chambres. Let’s go ! Après 3 visites et 2 échecs, on tombe sur un appart super, le mec est berbère en plus et remarque que ma copine aussi… farpait ! Baisse de prix, bim ! La chambre est à nous pour quelques jours.

La cuisine et le salon La chambre

Jours 9 Ã 12

Alors Essaouira (Mogador en français, ??????? en arabe)… que dire, à part qu’il y a une invasion européenne sur la marché de l’immobilier ? Que cette ville est de plus en plus touristique ? Que s’y déroule un évenement majeur en matière de musique (pas les MTV Awards), à savoir le festival de musique Gnaoua ? Qu’Hélène Ségara y a tourné un de ses clips sur la plage ? Que la nuit au Novotel coûte quasimment 1200 dirhams tout compris ? Que Kingdom Of Heaven y a été aussi tourné, mais cette fois dans les remparts ? Bref, une ville assez intéressante (surtout pour Hélène Ségara). Ah oui, et pour les demoiselles… les Surfers et Kite-Surfers apprécient ce spot je crois.

C’est un ancien pied-à -terre portugais, assez stratégique et la médina est entourée de hautes enceintes. C’est aussi un port oà ¹ Malika a posé avec ses amis requins fraîchement récoltés. Détente à tout va, poisson pas cher et de qualité (néanmoins, il est déconseillé d’en commander les jours de houle… ils leurs arrivent de refourguer celui de la veille, à défaut d’aller en pêcher du tout neuf), visitez la médina est assez intéressant. Surtout en recul par rapport aux endroits oà ¹ passent les touristes. Un exemple : la sardine à l’huile dans une rue coûte 15 dirhams la boîte si t’es un allemand en short qui se limite au guide du routard, et si tu sais prononcer Brit Sardil Afek (je veux des sardines s’il te plaît dans un Hanout (épicier local) 500 mètres plus loins, tu t’en tires au pire pour le tiers du prix.

Comme déjeuner là bas, 2 possibilités de grande qualité : une boîte de sardine à l’huile dans un pain. Autre possibilité, faire cuire des pâtes (8 dirhams le kg) et mettre les sardines dedans… ça déchire le slip !

Si vous êtez tranquillement en train de chiller (oué, je franglise un peu comme M. POKORA) comme un mac au bord de l’eau là bas, méfiez-vous des vendeurs de pâtisserie à la sauvette, ils ont de bonne offres… bklawa à 2 dirhams, cornes de gazelle à 3 dirhams, tufumduchichonmossieur ?… aheum. Ai-je bien entendu, bon je découvre pas l’eau chaude, on m’a déjà fait le coup à Casa. Alors bon, à toi le seul lecteur qui aura peut-être survécu jusqu’à la ligne de cette news, si tu es tenté… refuse net si tu veux pas goûter à la matraque de la brigade locale. Enfin bon, si tu es tenté, fais-toi désintoxiquer aussi. En tout cas, bien tenté le pâtissier.

Jour 13

Le car est réservé depuis 2 jours (et nous avons pris un climatisé), nous pouvons donc sauter dedans… direction Agadir, oà ¹ nous pensons arriver vers la fin de journée. Une amie d’une amie devrait nous attendre là bas, afin de nous faire le tour des chambres à louer.
Entre temps, j’ai eu mille fois l’occasion de laisser quelques sardines dans le car, mais cousin Coca-Cola était là pour me sauver… oui j’ai l’estomac fragile.
L’arrivée se fait dans les temps, nous passons un coup de fil depuis une cabine à la demoiselle, elle arrive. Elle arrive… Elle arrive je te dis… 1h30 plus tard (dans le genre tous ramolis du citron, le couple Mathieu/Malika remporte la palme et les congratulations du jury). Nous nous sommes… aheum, pointés à la mauvaise station. On trouve un taxi, passons à travers une foule dense dans le centre ville, en effet, Cheb Khaled et Daoudi passent au Stade ce soir. Je me rends compte qu’Agadir n’est pas l’usine à touriste que je croyais, les seuls pouvant avancer ce genre d’idioties sont les touristes beurrés de graisse à traire. En effet, Agadir dispose d’une plage étincelante de sable fin sur dix kilomètres de long et de complexes hôteliers qui la longe sur deux kilomètres de large (heureusement que la loi littoral n’existe pas là bas). Mais pour peu que l’on bouge un peu son c** de ces lieux, on fait face à la réalité des choses. A savoir un ville avec une population locale qui lui est propre (essientiellement composée de berbères), des logements reconstruits récemment; Agadir, le 29 Février 1960 a connu un tremblement de terre gigantesque (magnitude 6,7). La population était alors de 40.000 habitants… la moitié s’est éteinte.

Bref, nous sommes donc arrivés en pleine soirée et Fatima, notre rendez-vous, nous propose de nous héberger pour la nuit et de nous emmener le lendemain en ville afin de nous présenter à un ami agent immobilier, nous acceptons.

Jours 14 Ã 17

Cet homme ne nous proposera rien à moins de 600 dirhams la nuit et nous affirme (avec la confirmation de Fatima) que nous ne pourrons trouver moins cher. Résignés, nous ne pouvons refuser son invitation à rester chez elle le temps du séjour. Après une brève visite improvisé du centre-ville, nous rentrons à la maison. Et là , je me rends compte qu’Agadir est immense (et c’est peu dire), Paris est tout petit à côté. Mais bon, il y a un peu triche, étant donné que nous pourrions parler avant tout d’une agglomération de villes rassemblées sous la bannière Agadir. Nous rejoignons donc le quartier de Darras, quartier extrêmement pauvre, oà ¹ les enfants sont très régulièrement réduits à l’état de mendiants… nous ne sommes pas accueillis avec les honneurs (en façade bien sûr). Après la traversée d’un terrain vague assez vaste, en faisant gaffe aux trous et aux chats, nous rentrons à la maison. Les jours suivants se dérouleront principalement avec Fatima (qui tient sa téléboutique à côté), une jeune amie, Nadia, ainsi que Nanna (grand-mère); une vraie berbère dure à cuire qui m’apprendra que je dois taper ma femme quand elle me fait défaut. Elle lui fera tout un discours sur les choses à na pas faire de la femme. Serre les dents Malika. Elle a quand même une bonne bouille, et malgré son insistance très désagrébla pour me forcer à manger, je la trouve sympathique dans le fond. Nous l’aiderons donc à remplir des papiers pour qu’elle puisse enfin (après de nombreuses années d’oubli) percevoir la pension de guerre de son mari.

J’adore cette dernière anecdote, car j’ai pour la première fois été face à un rapport d’états de service d’un tirailleur… bluffant. Il est écrit noir sur blanc :

* le 24 Mars 19… : embarque sur tel appareil
* le 26 … : débarque
* le 5 : tue de nombreux ennemis
* etc…

Les gens qui nous accuellaient avaient de la famille en Europe. En particulier en Italie. C’est après de longues discussions que je me rends compte qu’il existe des contrats de passage de frontières. Non pas de simples contrats en vue de distribuer à des passeurs, mais de vrais officieux contrats à coût fixe (40.000 dirhams je crois) pour rentrer en Italie avec passeport, pièces diverses, embaûche, etc… la misère peut engendrer de bien étranges industries.
Comme je le disais précédemment, Agadir est loin d’être uniquement une plage de sable blanc. Pour peu que vous preniez la peine de vous éloigner un peu, vous découvrirez le port de pêche (avec une criée couvert) impressionnant, oà ¹ les bâteaux sont construits ou remis à neuf, vous pourrez visiter l’ancienne ville, située en haut de la colline (oà ¹ est marqué en arabe et en lettres énormes Vive le roi). Si vous préférez néanmoins avoir la plage comme occupation à tout prix, prenez un grand taxi (8€ et à 7 dedans) qui vous emmenera à 35 kilomètres du centre-ville, dans le coin de Taghazout. Taghazout est une plage d’une dimension tout à fait correcte et essentiellement fréquentée par les locaux. Donc, allez-y, vous aurez toute la place d’y étendre votre serviette. Cependant, nous avons fait une erreur magistrale; en effet, nous y sommes allé un Dimanche. Comme pour nous, beaucoup de marocains ne travaillent pas le Dimanche, et vont se détendre. Alors l’allée se déroulera sans encombres, mais pour le retour, les choses se corseront. Arrivées en amont de la plage, en vue de rentrer au bercail, nous nous sommes restrouvés dans une foule dense (d’oà ¹ sortait-elle) de personnes attendant le BUS du retour, étant donné qu’il n’y avait plus de taxis. Le seul taxi de dispo nous proposait un retour à 120 dirhams (offre/demande). Etant donné l’impossibilité évidente de prendre un BUS dans les 3 heures à venir, et grâce à nos moyens financiers, nous avons pu prendre ce taxi. E chemin, le véhicule était – logiquement – assailli pas des auto-stoppeurs qui ne voulaient pas terminer en brochette le long de la route. Et malgré notre volonté (avec Malika), de prendre au moins des gamins avec leurs parents, impossible de s’arrêter, sous peine de voir le taxi brocardé de tous côtés. Fusons donc !

Les derniers jours furent très sympathiques, j’avais déjà commencé à ce moment là de me réhabituer à la mode occidentale en découvrant les supermarchés Marjane (répliques excates de nos centres commerciaux)… comment se pouvait-ils qu’il y aie des locaux aussi riches dans ce pays pour acheter dans ces boutiques ? J’ai pu également tester LE Pizza Hut (idem qu’en France) et le restaurant Camel (ouioui, comme les cigarettes, avec le logo et tout… un officiel quoi) qui proposait de juteux steaks de chameau.

Pour notre dernier jour de ballade à Agadir, nous allons aussi visiter le musée municipal de s traditions amazighs (berbères) d’Agadir. Ainsi j’en apprendrais beaucoup sur les manières de construire des maisons à leur façon et surtout de leur bijoux. Magnifique !
Bref, après avoir été couverts de cadeaux par nos hôtes (et réciproquement), nous pûmes passer une bonne nuit avant le retour (final) vers Marrakech.

Chà ƒÂ¨vres de plage Visaaaage Je sais à ƒÂªtre un pwet dans mon coeur Farniente La criée Under construction Extrait du musée Amazigh Une dinde (?) dans un resto ? Fatima dans son téléboutique Nanna Nadia au centre

Jour 18

Nous prenons de nouveau un joli car climatisé CTM et je suis bien content, car je ne serai pas malade, car je voyagerai au tout premier rang, face au graaaaand pare-brise. D’autre part, celà me permettra de voir des paysages à couper le souffle (dont un bel oasis).

Arrivée à Marrakech, on blablatte toute la journée et… on mange.

Un bel Oasis sur le trajet

Jours 19 et 20

Après une séance photo avec les gamins et constatation que les chats de la maison sont de plus en plus mal (l’un d’eux mourra pour notre départ) : direction Marrakech centre.

Visite interminable du souk; on s’achète des sacs et des babouche, j’investis dans une Djellaba qui me coûtera la peau du cul (c’est pas grossier, nous sommes dans la ville du cuir). Pour clôturer la journée, nous montons sur un de ces fameux cafés de Jamaa El Fna afin de prendre une bonne boisson et quelques photos (on en profitera pour constater l’ampleur des dégâts touristiques) sur les Riiads du coin.

Jour 21 (snif)

Interminables au revoir familiaux (ça fait chaud au coeur). Direction l’Aéroport… et là … je ne pensais pas que la journée allait être si redoutable. Jusqu’au décollage, ça va… décollage… OK !

J’ai eu le malheur de sortit ma Game Boy Advance SP durant le voyage (après quelques photos et une vidéo du décollage depuis le hublot (impressionnant)), et là , à 2 sièges de moi (ma copine au centre donc), un mioche de 10-11 ans me zieute, lui aussi avec une GBA SP et me lance un : euhh vous aussi voûs avay une Gayme Bwaÿ ? (c’était censé être accent suisse); ma copine me décoche un sourire en coin alors qu’elle lisait, puis un regard me disant très clairement ah ah ah ah ah, tu t’es fait un amiiiii !.

Pendant tout ce foutu voyage, ce merdeux m’a bassiné avec les jeux vidéo et le divorce de ses parents. Et comme par hasard, ce fut bien le seul voyage oà ¹ je commençais à flipper en raison de la mauvaise stabilité de notre appareil. Et cet enfoiré de mioche me raconte avec quelle misère il endure cette dure séparation et avec quel courage leurs parents comblent son gouffre affectif à base de fites-coca-jeux-vidéo-dvd. J’aurais bien aimé lui balancer un « ta gueule petit con ! ». Mais étant un homme droit dans ses pompes (et quelques calmants), je suis resté de marbre.

Vous avez déjà pris l’avion ? Oui ? Vous avez déjà entendu le pilote vous balancer avec un « sourire Colgate » une magnifique et douce voix : nous allons traverser une zone de turbulence ? Oui ? Eh bien là , il semblerait que les choses ne se passaient pas du tout comme celà ; il pleuvait des cordes sur Paris, les nuages étaient plus que denses et nous (façon de parler) nous y sommes pris à trois fois avant de nous aligner avec la piste, avant que le commandant nous sortes un simple, bref, rapide, froid et TRES angoissant zone de turbulences intense…

…gloups ! (je fonds)

C’est pas des turbulences qu’on traverse ! C’est des foutues turbulences et proches du sol… 2 éclairs tapent la carlingue ? Je jurerais avoir vu 2 éclairs… je vais crever. Il manquerait plus que des serpents dans l’avion. La piste est en vue… il ralentit et descends, remet les gazs juste avant de toucher le sol (normal)… sauf qu’on ne touche pas le sol tout de suite après; il remonte trop haut le con et BLAM ! On tape le sol avec une force telle que j’ai l’impression que la carlingue va se disloquer. Ca vibre puis il fout les moteurs inverses. ON s’arrête non loin du bout de piste. Pfiouuuu, il a tout juste la place d’aller se garer, je crois qu’on est allé trop loin ette foi… vite, sortons de ça, rapidement !

Départ de Marrakech, température extérieure à 40°, arrivés à Paris, température extérieure à 18°. J’ai été malade comme un chien.

Mais que de souvenirs !

Avant le supplice

Je vous pose la question…

Qu’est-ce que nous savons de Marseille ?

Petit cochon !

Petit cochon !
En attendant le récit de mon voyage au Maroc…